V – Richard Wahnfried
Sous ce pseudonyme, se cache… Klaus Schulze ! Il signe 6 albums pour lesquels il expérimente des musiques plus modernes, et qui ne rentrent pas selon lui dans le cadre de ses musiques d’ambient. Richard, c’est en hommage à Richard Wagner dont il est un fervent admirateur, et Wahnfried était le nom de la maison de ce même Wagner, où il vécut et mourut.
Pour « Miditation », qui sort en 1986, Klaus s’entoure de musiciens à la flute, à la sitare et aux percussions. La musique est légère pour une méditation sur un mélange d’électronique et d’instruments acoustiques, avec des rythmes doux pour relever l’ensemble.

« Drums’n’balls (the gancha club) » propose en 1996, sur double vinyls, des titres plus axés sur la drum and bass. Je ne suis pas fan de ce genre musical, et même avec Klaus, c’est compliqué. La musique est saccadée, avec un tempo sec, et sort de ce à quoi nous a habitué le Maître d’une musique léchée et onctueuse.
La pochette ouvrante de « Drums’n’balls » :

C’est en 1981 que sort « Tonwelle », qui a la particularité de tourner en 45 tours. Klaus s’entoure de quelques musiciens, dont Manuel Gottsching, ex Ash Ra Temple, à la guitare. 2 titres : « Schwung » chanté sur un rythme rapide et « Druck », au tempo accéléré.

« Time actor » est le premier album à sortir sous l’alias de Richard Wahnfried, en 1979. On retrouve notamment Arthur Brown et Mike Shrieve, avec lesquels Klaus va collaborer pour d’autres opus, sous son propre nom. Les textes des 7 titres que comporte cet album sont déclamés ou chantés sur une cadence musicale obsédante.
3 titres composent l’album « Richard Wahnfried plays megatone » de 1984 : l’original « Angry young boys » chanté sur fond électronique avec du saxophone, des percussions et de la guitare, « Agamemory » et « Rich meets Max », plus classiques dans leurs formes.

On termine cette courte discographie par « Trance appeal », un excellent double album qui sort en 2018. Il mélange avec habileté la trance et l’ambient, sans oublier quelques morceaux rapides, qui sont le sel qui relève l’ensemble.
La pochette ouvrante de « Trance appeal » :

