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Hommage à Klaus Schulze

Klaus Schulze : les albums post 90

IV – Les albums post 90

Les albums que je vais vous présenter sont des rééditions de sorties initiales sur support CD.

2005 voit la sortie de « Moonlake », sur triple vinyls dont une face neutre gravée au laser; un album aux consonances calmes, limpides et par moments ethnique. Il a la particularité de présenter 2 titres studio, et 2 titres live enregistrés le 5 novembre 2003 en Pologne.

La pochette ouvrante de « Moonlake » :

En 2012, « Midi Klassik » voit le jour. Initialement composé en 1993, ce double vinyl reprend des titres de musique classique, joués sur des instruments électroniques. On retrouve entre autres du Brahms et du Schubert, pour les plus connus. C’est plutôt déstabilisant, au vu de l’oeuvre toute entière de Schulze.

Klaus Schulze : Je suis habitué à une certaine opposition à mon travail dans la musique au cours des dernières décennies. J’ai l’impression que les jeunes d’aujourd’hui qui aiment la techno ou la trance devraient entendre de la belle musique ancienne jouée avec une instrumentation aussi moderne.

Un chef d’oeuvre, que je ne me lasse pas d’écouter, c’est « Kontinuum », qui sort en 2018. 3 titres sur 3 faces, et la dernière gravée avec la signature de Schulze. Les nappes électroniques aux sons doux et chaleureux, ensorcelantes, vous enrobent pour ne plus vous lâcher. C’est brillant !

La pochette ouvrante de « Kontinuum » :

« Shadowlands » sort la même année, et propose sur 5 faces des titres plus rythmés, mais tout aussi qualitatifs, avec quelques voix éthérées.

La pochette ouvrante de « Shadowlands » :

Le 20 septembre 1975, Klaus travaille avec le guitariste Gunter Schickert. Il en résulte cette session qui mélange les styles propres à chacun, orgue et guitare avec écho. Le résultat est léger et aérien. Le disque ne paraît qu’en 2014 sur disque transparent. Pour l’anecdote, Gunter était avant tout un « roadie » pour les concerts de Schulze, et a donc surtout travaillé au montage de la scène durant la tournée italienne et suisse de Klaus.

La pochette ouvrante de « Schickert session » :

Une curiosité dans la discographie de Klaus, c’est cet album « Stars are burning », sous-titré « Official Klaus Schulze boot vol. 1 ». Il s’agit en fait du concert enregistré à Bruxelles le 16 avril 1977, avec juste un micro, mais ce qui n’empêche pas un très bon son. Il est complété d’un titre inédit, « Invisible musik », morceau de studio de 2007.

Klaus Schulze a joué durant sa carrière plus de 380 concerts, et s’ils étaient enregistrés dès son début en solo, c’est qu’il appréciait les réécouter le soir dans sa chambre d’hôtel. Ce n’est que bien plus tard, qu’ils sortiront, notamment en CD dans les compilations « Silver », « Jubilee » et « Ultimate » éditions.

La pochette ouvrante de « Stars are burning » :

« Silhouettes » sort en 2018 sur un double album avec vinyls en couleur, et CD inclus. Klaus a alors 70 ans, et tient la forme pour nous offrir une oeuvre mélancolique et intense, grâce à de grandes et lentes nappes synthétiques.

La pochette ouvrante de « Silhouettes » :

Les vinyls couleur blanc marbré :

Durant les années 90 et 2000, Klaus collabore avec Pete Namlook (producteur et compositeur) et Bill Laswell (bassiste et producteur) sur une oeuvre majeure : la série des « Dark side of the Moog ». Chaque album reprend un titre de Pink Floyd, modifié pour l’occasion. Le résultat, c’est la transfiguration des sons issus du Big Moog, en une musique ambiante et moderne.

En 2019, il est publié 8 albums vinyls qui reprennent les CD 1 à 8, sur 11 CD au total. Le bémol des vinyls, c’est que l’ordre des titres est respecté, et du coup, on se retrouve avec des morceaux à cheval entre face A et B. Les pochettes s’unissent 4 par 4 pour former des planètes.

« Wish You Were There » et « A Saucerful of Ambience » :

« Phantom Heart Brother » et « Three Pipers at the Gates of Dawn » :

« Psychedelic Brunch » et « The Final DAT » :

« Obscured by Klaus » et « Careful With the AKS, Peter » :

En 1982, Klaus compose la BO du film du même nom : « Next of kin ». Il s’agit d’un petit film d’horreur très bien troussé réalisé par l’australien Tony Williams. Et la BO n’est pas en reste, juste splendide. Elle ne paraît qu’en 2019, uniquement sur support vinyl.

Issus d’une série de 16 triple CD, 3 doubles vinyls sont édités sous l’appelation « La vie électronique » 1.0, 1.1 et 1.2. Et ce n’est que le premier volume qui est repris ici !

Klaus meurt le 26 avril 2022. Ultime testament, à la fois un classique de ses compositions et un chef d’oeuvre, c’est « Deus Arrakis » qui sort quelques mois après. Le thème est celui de Dune, issu des livres de Frank Herbert. Klaus a d’ailleurs un titre, « Grain of sand », dans la BO du film de Denis Villeneuve, sorti en 2021. La composition, lente et majestueuse, s’étend sur un triple vinyl, dont une face gravée à l’image de la pochette.

Une partie de la pochette ouvrante :

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