II – Les maxis 45 tours de Fad Gadget
« Life on the line – version II » paraît en 1982 et est extrait de l’album « Under the flag ». Il s’agit d’une version remixée, sans grande folie, mais conforme à ce qui se faisait à l’époque. Une « version III » figure en face B, mettant davantage en avant le piano et les choeurs. La chanson traite d’un engagement qui vire à la déception. Enfin « 4M – unaltered » est un instrumental assez déjanté.

La même année, c’est au tour de « For whom the bells toll » de paraître en « version III ». Il s’agit là d’une version étendue, simplifiée dans son lexique musical. « Love parasite II », la face B, qui est une chanson sur un amour envahissant, est lui aussi décharné par rapport à l’original, jusqu’à n’avoir plus qu’un beat répétitif.
Quand, en 1983, Einsturzende Neubauten participe à l’enregistrement d’un disque de Fad Gadget, ça sonne forcément industriel. Et c’est le cas des 2 mixes de « Collapsing new people », ici dans leurs versions « London mix » et « Berlin mix ». Si la première est plutôt épurée avec des sons métalliques, la seconde rajoute des percussions électroniques à bon escient.
« Spoil the child » est l’inédit de ce maxi : une chansonnette enfantine aux paroles énigmatiques.

Toujours en 1983, la version extended de « I discover love » n’est pas ce qu’il y a de plus réussie : les choeurs répétitifs et mous alourdissent une musique relativement insipide. Heureusement, la face B est plus dynamique avec l’inédit « Lemming stomp » et ses accords cycliques entraînants.
En 1984, Fad Gadget sort son dernier single intitulé « One man’s meat », ici dans une excellente version remix, avec la participation d’Eric Radcliffe derrière la console de mixage. La chanson traite d’un homme abattu, dont la vie ne vaut plus la peine d’être vécue, telle de la viande sur l’étal d’un boucher.
Au verso, 2 titres : le premier, c’est « Sleep (electro-induced original) », mollasson, avec un synthé asthmathique. « Ricky’s hand », en concert, est le suivant et clôt en beauté ce maxi : énergique, avec une belle mélodie appropriée, les paroles traitent avec humour noir de la main de Ricky qu’il ne va pas tarder à perdre dans un accident de voiture…

