Catégories
Hommage à Steve Strange

Visage : les albums

Steve Strange, de son vrai nom Stefen John Harrington, naît le 28 mai 1959 au Pays de Galles.

A la fin des années 70, il devient promoteur de concerts, et fréquente la fine fleur punk du moment : des membres des Stranglers, Sex Pistols, Pretenders et Clash entre autres. En 1978, il va gérer un club, et organiser des « Bowie nights », c’est-à-dire des soirées glam rock, où maquillage et tenues extravagantes sont de mises. On est à l’aube des années « new romantic » qui débuteront en 1980, et dont Steve Strange sera l’un des fondateurs.

Parallèlement, Steve se met à chanter dans un premier groupe, sans grand succès, puis fonde avec notamment Billy Currie et Midge Ure (futurs Ultravox), le groupe Visage. En 1980, paraît leur premier album…

I – Les albums

« Visage », est aussi le nom de l’album. Et dessus, il y a une pépite parmi d’autres, mais qui deviendra un titre culte des années new-wave, je veux bien sûr parler de « Fade to grey ». Le succès est énorme en Europe. Et cette chanson éclipse presque les autres de ce fabuleux premier opus, alors qu’il recèle de bons titres : « Visa-age », « Tar », « Malpaso man »… La production est au rendez-vous, le synthé bien mis en avant, et les titres sont variés pour ne jamais lasser l’auditeur.

A droite, l’édition canadienne d’une mini compilation :

De l’autre côté de l’Atlantique, en 1981, c’est un EP qui sort pour promouvoir le groupe. On retrouve leurs meilleurs titres, dont bien sûr la chanson phare « Fade to grey », agrémentée de quelques titres issus de maxis tels que « We move » ou « Frequency 7 ». Et c’est encore une fois du tout bon !

Comme il est souvent de tradition à l’époque, il faut enchaîner les sorties. C’est donc dès 1982 que le nouvel album de Visage sort. Intitulé « The anvil », il est assez différent du premier, avec moins de tubes évidents, et plus classique par rapport à la production de l’époque. Un poil plus rock et moins new-wave, avec des niveaux sonores qui varient parfois d’un titre à l’autre. Toutefois, ça reste un bon album qui va bien se vendre, avec des sorties singles telles que le titre éponyme « The Anvil », « Night train » ou encore « The damned don’t cry ».

La pochette est signée du célèbre photographe Helmut Newton.

En 1984, « Beat boy » est déjà le 3ème et dernier album du groupe ! Exit Midge Ure, qui rejoint définitivement Ultravox, idem pour le clavier Billie Curry. L’enregistrement est donc compliqué, avec un second claviériste qui ne va pas rester non plus. Les différents titres qui composent le disque ne sont clairement pas à la hauteur des 2 premiers albums. Sans être mauvais, ils manquent de saveur, de relief. C’est l’album le plus faible des 3 et qui se vend mal.

Pour resituer à l’époque, on a en face du Human League (« Hysteria » ), du FGTH (« Welcome to the pleasuredome » ), du DM (« Some great reward » ), du Talk Talk (« It’s my life » ) et « Beat boy » est clairement beaucoup plus fade.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *