II – Les maxis de Suicide
1er maxi à sortir, « Cheree » en 1978, un titre sur lequel Alan clame son amour pour… sa chérie ! La face B est plus rythmée avec un nostalgique « I remember ». L’orgue de Martin se fait un brin lointain avec de l’écho, tandis que la voix d’Alan est mise en avant pour créer un climat d’angoisse.
Alan Vega : « Rien n’était consciemment conceptualisé. On a commencé à tâtonner avec notre clavier japonais pourri à 10 dollars. On a improvisé, progressé à coups de brouillons, de plantades et d’impasses. On avait un guitariste, je soufflais dans une trompette… On jouait des sons, on inventait des sonorités… Un jour, une mélodie a commencé à prendre forme : c’était Cheree, une ballade du premier album. »
A droite, la réédition anglaise de « Cheree » en 1986 :

« Dream, baby dream » sort en 1979 dans une version longue de plus de 6 minutes. Cette chanson aux paroles simples et à la musique basique et répétitive, sera notamment reprise par Bruce Springsteen, grand fan de Suicide. Il l’interprétera d’ailleurs sur scène, sur un petit piano électrique.
La face B nous offre un tendu et inquiétant « Radiation ».
La réédition française de « Dream, baby dream », en 1981 :

En 1988, « Surrender » nous propose en face A un slow, sur lequel l’orgue de Martin se fait enjôleur et la voix d’Alan sucrée. Et ça fonctionne !
Mais plus intéressant, à mon avis, c’est la face B qui file à 100 à l’heure pour un « Rain of ruin » sauvagement électronique, qui souligne des paroles sombres chantées avec brio par Alan.
