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Hommage à Vangelis

Vangelis : Les albums en collaboration

II – Les albums en collaboration :

A l’instar de Klaus Schulze, Vangelis a aussi nombre de collaborations à son actif. La première, c’est celle avec Irène Papas, une célèbre chanteuse grecque. Ensemble, ils vont sortir en 1979 l’album « Odes », qui raconte au fil de ses chansons, la résistance grecque face à l’empire Ottoman.

« Odes à l’humanité,
Mémoire collective et art sélectif,
Qui survivent aux siècles et traversent l’espace »
Irène Papas.

Entre Dead Can Dance et Mikis Theodorakis, c’est une oeuvre prenante et intense. La musique électronique de Vangelis joue un rôle iconoclaste en enrobant le chant quasi liturgique de Papas. Un disque à découvrir.

En 1986, nouvelle collaboration avec Irène Papas pour l’album « Rapsodies ». C’est une compilation d’hymnes orthodoxes mis en musique par Vangelis. Le vinyl n’est du coup sorti qu’en Grèce. C’est très particulier, car on se croirait dans une église en pleine messe ! Mention particulière au long dernier titre, « Άσμα Ασμάτων », une déclamation avec beaucoup de conviction d’un passage de la bible par Irène, sur la musique lente et ténébreuse de Vangelis.

« Rise, North Wind; Come, South Wind, blow on my branches, to scatter my fragrances everywhere.
Rise, North Wind; Come, South Wind, blow on my branches, to scatter my perfumes everywhere. »


La pochette ouvrante de « Odes » :


La pochette ouvrante de « Rapsodies » :

En 1979, Vangelis va s’enticher du chanteur du groupe Yes, en la personne de Jon Anderson. Ils avaient déjà eu l’occasion de réaliser « So long ago, so clear » pour l’album « Heaven and hell », mais là, ils remettent le couvert pour un album entier. Et franchement, autant un titre, ça va, autant un album complet… c’est un supplice car je n’ai jamais accroché à la voix d’Anderson.

Leur première association donne donc l’album « Short stories », qui malgré son titre, est encore trop long ! C’est une succession de chansons aux textes assez insipides, qui prônent l’amour, la nature et l’espoir.

Pour l’anecdote, Vangelis avait été contacté par Anderson pour devenir le claviériste de Yes, mais cela n’avait pas fonctionné avec le reste du groupe.

En 1983, nouvel album de notre duo mollasson : « Private collection » qui aurait bien fait de le rester. Je vais quand même sauver « Horizon » qui occupe toute la face B avec une durée supérieure à 22 minutes, et qui du coup installe une belle ambiance musicale.

« Peace will come
Come true Horizon
Reach for the starlight
Reach when it calls you
You, you are the reason
If you want
You are the answer in the end »

Entre ces 2 albums, en 1981, est sorti « The friends of Mr Cairo ». Le titre éponyme célèbre les films de gangsters des années 50. Quant à la chanson « State of independance », elle sera reprise en 1982 par Donna Summer sous la houlette de Quincy Jones, et deviendra un succès disco.

2 éditions pour ce vinyl : la première sans « I’ll find my way home », et la seconde qui non seulement inverse les faces A et B, mais inclut « I’ll find my way home ». La raison ? Le titre n’était sorti qu’en single et est devenu entretemps un énorme hit commercial.

3 albums sortis, c’est suffisant pour que la maison de disques décide l’édition d’une compilation ! 1984 voit donc le pressage de « The best of Jon and Vangelis », qui reprend sans surprise les titres des albums précédents.

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