V – Les maxis
1977, 1er maxi de Bowie, avec « Beauty and the beast » en version longue. Morceau rythmé, dansant, funky, avec la voix un peu déformée de Bowie, c’est plutôt original et réussi. On reste dans le funk avec en face B, « Fame », un titre que n’aurait sûrement pas renié Prince. Ici, le pressage espagnol.

« Boys keep swinging » sort en 1979. C’est une fois encore un titre pêchu, repris dans sa version album, issue de « Lodger ». En face B, un titre court mais agréable, « Fantastic voyage », lui aussi provenant de « Lodger ».
En 1978, exclusivement aux Etats-Unis, sort « Star », un maxi promo blanc. On retrouve 3 titres live extraits de l’album « Stage ». Sur la face A, « Star », une chanson pop/rock honnête, et en face B, « What in the world » très rythmée, suivie d’une excellente version de « Breaking glass ».

Bien avant « Let’s dance », David se frotte déjà à la dance, grâce au titre « John I’m only dancing ». Nous sommes en 1979, et il faut bien sûr une version disco en face A de 6’59 », très agréable et… dansante ! Oui, mais la new-wave commence à émerger et remplacer peu à peu la disco, alors que faire ? Eh bien, mettre une « new wave version » en face B ! De New-wave, il n’y en a en fait que le nom, car il s’agit de la version originale de 1972, un titre pop, bien moins intéressant selon moi, que son alter-ego de la face A.

Extrait de l’album « Scary monsters », c’est le superbe « Fashion » qui sort l’année suivante, dont l’intro est reconnaissable entre 1000. En face B, « Scream like a baby » permet de remplir le disque, avec sa musique martiale et basique.
Fashion, turn to the left
Fashion, turn to the right
Ooh fashion
We are the goon squad and we’re coming to town
Beep-beep, beep-beep
A gauche, le promo US de « Fashion », au son excellentissime !

Bowie, alors en état de grâce, sort « Ashes to ashes », une superbe ballade désenchantée, qui se veut plus ou moins la suite de « Space Oddity », car reprenant l’histoire de Major Tom. En face B, reprise d’une chanson écrite par Bertolt Brecht et Kurt Weill : « Alabama song », que personnellement, j’ai toujours cru écrite par les Doors ! J’ai beaucoup de mal avec la version de Bowie, tellement j’ai pu écouter celle des Doors, très différente.
« Scary monsters (and super creeps) » sort en 1980. Un titre assez étrange, avec une voix macabre pour Bowie, et une musique assez indéfinissable, puisque la basse est très lourde avec un rythme rapide. Le tout en fait un morceau pesant, mais attrayant. En face B, un titre plus léger et anecdotique : « Because you’re young ».

En 1982, l’un des chefs-d’oeuvre de Bowie, sorti initialement en 1977, fait l’objet d’une réédition en maxi. Il s’agit bien sûr de « Heroes », mixé avec sa version allemande « Helden » pour la face A, et mixé avec la version française « Héros » pour la face B. Un titre intemporel qui nous transporte instantanément.
Exclusivement aux Etats-Unis, paraît en 1981, en maxi, le titre « Up the hill backwards ». C’est assez lourdaud et pataud, avec une musique datée. Et du coup, on est content que le titre ne fasse que 3’14 » ! En face B, un joli instrumental, tout mimi, intitulé « Crystal Japan », nous fait nous évader notamment grâce à ses sonorités asiatiques.
Cette édition est accompagnée d’une planche de timbres, spécialement colorée par David Bowie.

Toujours dans les rééditions tardives en maxi, il y a « Space Oddity » qui fait son come-back en 1982. Il s’agit d’une nouvelle version plus dépouillée et au rythme ralenti. Pas forcément mieux que l’originale ! Ce titre figure sur la face B, car en fait, la face A, c’est « Alabama song », et surtout « Amsterdam », le titre de Jacques Brel, dont Mort Shuman a assuré la traduction en anglais.

Sortie originellement en 1976, c’est au tour de « Wild is the wind » de faire l’objet d’une édition maxi en 1981. La voix de Bowie est juste parfaite sur ce titre absolument magnifique. On retrouve en face B le non moins génial, « Golden years », lui aussi issu de « Station to station ». Ca recycle, mais pour la bonne cause !
En 1982, après 157 représentations de « Elephant Man » au théâtre, pièce dans laquelle il tient le rôle principal, David Bowie joue dans une pièce de Bertolt Brecht, mais cette fois-ci pour la télévision. Il s’agit de « Baal » qui raconte, je cite, « la vie dénuée de sens d’un jeune poète maudit, Baal, cherchant à combler un vide existentiel en se nourrissant de sexe et de poésie ». 5 titres chantés par Bowie avec beaucoup d’emphase sur une musique plutôt grandiloquente, se retrouvent sur cet ep.

La même année, David Bowie interprète la chanson principale du film « Cat people » sur une musique de Giorgio Moroder. C’est une vraie réussite ! La voix juste et posée de Bowie sur les sonorités électroniques de Moroder fait mouche. On retrouve la très belle version longue de 6’41 » en face A, et « Paul’s theme », un instrumental agréable signé Moroder, sur la face B.
Les chefs-d’oeuvres existent ! La preuve, cette édition exclusive à l’Australie. En face A, la version single de « Cat people », et en face B, une version longue absolument renversante de ce même titre, qui s’étend sur 9’21 » de bonheur auditif. L’intro est revue et corrigée, des percussions sont rajoutées, une longue section est dédiée au saxo, et du piano vient adoucir le tout. Les choeurs ne sont pas en reste, et viennent subtilement sublimer la voix de David. Magique !

Toujours en 1982, ce sont 2 titres chantés lors d’une performance TV en 1977 qui font l’objet de leur première édition sur disque. Il s’agit d’un duo de Bowie avec l’ex crooner Bing Crosby, qui interprètent 2 chansons de noël : « Peace on earth » et « Little drummer boy ». Si le résultat laisse un peu dubitatif, il faut davantage prendre cela comme un document sonore, puisque Bing Crosby décèdera peu de temps après, d’une crise cardiaque. En face B, on retrouve le toujours plaisant « Fantastic voyage » de Bowie, en solo cette fois-ci. La seule édition de ce maxi est anglaise, et en picture disc !
Et il ne faudrait pas que j’oublie un autre duo, celui de 2 monstres sacrés, sorti en 1981, et qui réunissait David Bowie et Freddie Mercury. « Under pressure », un maxi dont j’ai déjà parlé lors de mon hommage à Queen.

Et si David Bowie a eu du succès jusqu’à présent, ce n’est rien à comparer de ce qui va arriver. Nous sommes en 1983, et la déferlante « Let’s dance » submerge les radios, les TV et les dance floor. 7 minutes 38 de funk dansant, produites par le très Chic, Nile Rodgers. C’est l’un des nombreux coups de génies dans la carrière de David : savoir s’entourer des meilleurs, et écrire des textes imparables sur des musiques percutantes.
La face B propose curieusement le très bon, mais déjà sorti précedemment dans une version longue, « Cat People », ici en version album.

En cette année 83, les succès s’enchaînent pour Bowie, avec encore un excellent titre : « China girl ». Il s’agit en fait de la reprise de la chanson qu’il avait co-écrite avec Iggy Pop, et que ce dernier avait déjà interprétée en 1977 sur son très bon album « The idiot ». La version de Bowie est plus sensuelle et rythmée.
En face B, un remix de « Shake it », très funky, mais pas vraiment convaincant.
Le clip, signé David Mallet :
Ci-dessous, le pressage hollandais de « China girl », dont la pochette diffère du pressage UK :

Toujours extrait de l’album « Let’s dance », voici « Modern love », un titre enlevé très addictif et au refrain accrocheur. En face B, on retrouve la version live, enregistrée le 13/07/1983 à Montréal.
walks beside me
(Modern love) walks on by
(Modern love) gets me to the church on time
(Church on time) terrifies me
(Church on time) makes me party
(Church on time) puts my trust in God and man
(God and man) no confession
(God and man) no religion
(God and man) don’t believe in modern love
A gauche, le promo US de « Modern love » qui ne propose que la version live, recto/verso :

Et en 1984, qu’est-ce qui ressort ? Eh bien, « 1984 », logique ! Ca reste un excellent titre de 1974, qui n’a pas pris une ride et qui sert à promouvoir la compilation en date, « Fame and fashion ». Une p’tite version maxi pour le coup, aurait quand même été la bienvenue ! En face B, on retrouve « TVC 15 », titre de 1976, extrait de « Station to station ».
Sur la photo, il s’agit du pressage US.
Aïe ! Nous y voilà, la période faiblarde de Bowie… « Blue jean » sort en extended version en 1984. Le sujet de la chanson, c’est « Blue jean », qui est en fait… une fille, pour laquelle Bowie en pince. Malgré le remix (eh oui, car on rentre aussi à partir de maintenant dans les années de remixes), de John Benitez (Eurythmics, Pat Benatar, Peter Tosh…), on est face à un titre très pauvre textuellement, et musicalement indigent.
Mais pas autant que la face B, qui propose 2 versions (une seule n’était pas suffisante ?) de « Dancing with the big boys ». Une « extended version » qui fait prendre un coup à notre affection pour l’oeuvre de Bowie, et une « special bonus dub mix » qui si elle a le mérite d’évincer une partie des paroles creuses, met en exergue le manque d’inventivité musicale. Et le tout se termine par une véritable cacophonie où se mélangent choeurs et instruments…

La même année, sort « Tonight » en « vocal dance mix ». C’est un titre sympathique, au rythme reggae chaloupé, même si on se demande ce qui amène soudainement Bowie dans ce style de musique. C’est ici Steve Thompson, remixer notamment de la scène new-wave de l’époque (Talk Talk, Ultravox, Aha…) qui s’occupe du remix. Pour les choeurs, on reconnaîtra facilement la voix de… Tina Turner !
En face B, figure le lourdaud « Tumble and twirl » en « extended dance mix ». C’est encore Steve Thompson qui essaie de réaligner les planètes, mais c’est peine perdue : la chanson originelle manque cruellement de finesse.
Et pour la légéreté, le maxi se clôt sur la version dub de « Tonight », plutôt agréable, même si dispensable.
La pochette ouvrante de « Loving the alien » :

Heureusement, Bowie relève le niveau avec une très belle version extended de « Loving the alien », un thème qu’il affectionne. C’est toujours Steve Thompson aux manettes, qui réalise ici une excellente version, très instrumentale qui nous transporte littéralement.
En face B, c’est « Don’t look down », lui aussi extrait de l’album « Tonight » qui a droit à son « extended dance mix ». Sur un faux rythme reggae, c’est plutôt très poussif. Enfin, un « extended dub mix » de « Loving the alien » vient clôre tout en douceur et volupté ce disque.
A droite, le picture disc :

Le poster inclus dans l’édition limitée UK :

« Les Rolling Stones sont finis, Arnold Corns va les remplacer ! » Voici ce que déclare Bowie en 1971… Et qui est Arnold Corns ? Tout simplement le duo Bowie / Freddi Buretti, ce dernier étant le concepteur des vêtements de… Bowie ! Mick Jagger n’a même pas eu à frémir car le disque fait un flop… mérité !
Et curieusement, en 1985, « Man in the middle » ressort en maxi 45 tours. C’est très moyen, avec Freddi Buretti, qui n’a pas de voix, au chant… En face B, un inédit qui aurait pu rester dans les tiroirs : « Looking for a friend ». C’est un morceau mal mixé, à la musique surannée. Et enfin, le meilleur des 3 titres, et de loin, une version de « Hang on to yourself » chantée par Bowie, différente de la version album « The rise and fall… ».

Et puisqu’on parle de Mick Jagger, c’est justement en 1985, que Bowie s’acoquine avec ce dernier pour la chanson « Dancing in the street ». C’est une fois de plus Steve Thompson qui assure un remix efficace pour un titre assez rock, qui ne fait pas dans la dentelle. Au verso, la version dub délaisse quelques riffs de guitare au profit du tempo. Puis une version « edit » clôt la face B. Les royalties sont reversées au « Live Aid », une initiative caritative de Bob Geldof, en faveur de la lutte contre la famine en Afrique.
C’est en 1985 que sort le somptueux « This is not America ». David Bowie se consacre au texte et à l’interprétation, tandis que le Pat Metheny group s’occupe de la musique, comme d’ailleurs de toute la bande originale du film « The falcon and the snowman » dont est extraite cette chanson. C’est une vraie réussite aussi bien vocale que musicale, grâce à des choeurs tout en douceur qui soulignent très justement la magnifique voix de Bowie; et cette dernière est subtilement mise en valeur grâce à l’enrobage d’un mid-tempo synthétique, auquel s’ajoutent parcimonieusement un peu de guitare et de batterie.
La version instrumentale vient agrémenter la face B.
A gauche, l’édition UK, et à droite, le pressage allemand :

A gauche, l’insert publicitaire :

En 1986, David Bowie interprète l’un des rôles principaux dans le dernier film de Julien Temple : « Absolute beginners ». Ce réalisateur est surtout connu pour ses clips (Duran Duran, Sade, Depeche Mode…) et pour la réalisation de « La grande escroquerie du rock’n’roll ». Mais David Bowie ne se contente pas de jouer dans le film, il y interprète aussi 2 titres : « That’s motivation » et la chanson thème. Et si le film ne va pas rencontrer un grand succès, ça ne sera pas le cas de « Absolute beginners », la chanson.
Personnellement, c’est un titre que je classe parmi les chefs-d’oeuvre de Bowie, au même rang que « Heroes », par exemple. Durant 8 minutes, Bowie nous livre une interprétation magistrale sur une musique jazzy, de laquelle émergent des choeurs entraînants et un ensemble de saxophones envoutants.
Et si l’on souhaite se délecter de la perfection de l’instrumentation, il suffit de retourner le disque, car la face B propose la très belle version instrumentale, sous le nom de « dub mix ».
La pochette ouvrante de l’édition anglaise :

Et comme tout est bon pour faire de l’argent, qu’est-ce qui resort en 1986 ? Des titres de 1967 et 1970 ! Sur ce maxi, limité à 7500 exemplaires, on retrouve « London boys », un des bons premiers titres de Bowie, « Love you till tuesday », très mièvre, « Laughing gnome », qui a tout d’une chanson pour enfants… avec ses voix aigües insupportables, et enfin « Maid of bond street », une courte chanson qui manque de relief.

En 1987, sort « Labyrinth », un film de Jim Henson, le réalisateur de « Dark crystal », et le créateur du « Muppet show ». David Bowie y partage le rôle principal avec Jennifer Connelly (« Phenomena » entre autres…), et signe une fois de plus, la chanson titre. Le maxi 45 tours propose en face A une « extended dance version », mixée comme d’habitude par Steve Thompson. Le rythme ne convient pas au chant assez lent et découpé de Bowie, tandis que la musique grandiloquente noie les choeurs.
En face B, le traditionnel « dub mix » tourne dans le vide, tandis que la version instrumentale, certes plus digeste, est gâchée par une batterie pesante.
2ème single, toujours extrait de Labyrinth, c’est la chanson enfantine « Magic dance ». Et ce n’est pas mieux. La « dance mix » est laborieuse et ne choisit pas entre l’aspect sérieux ou déjanté, mélangeant les deux sans réussite. Suit la « dub mix » qui tombe dans les mêmes écueils et frise le ridicule avec son refrain. Heureusement, l’ultime titre, « Within you » vient relever le niveau : sur une musique inquiètante, le chant puissant de David nous donne des frissons.

Bowie continue à réaliser des BO, et cette fois-ci, c’est pour le film d’animation « When the wind blows ». La chanson du même nom est présentée ici dans son « extended mix », et c’est pas folichon. Son rythme destructuré perd rapidement l’auditeur.
En face B, la version instrumentale est monotone, avec un final pompier.

« Too dizzy » ne sort qu’aux Etats-Unis, en promo ! On retrouve la version album, recto/verso, extraite de « Never let me down ». C’est un titre entraînant et agréable, mais un poil brouillon, qui bénéficie pourtant d’une belle dynamique, relevée par des notes de saxo.
1er extrait de l’album « Never let me down », c’est le single « Day in, day out » qui sort en 1987. Déjà que je ne suis pas fan de l’album, ce n’est pas ce single qui va me faire changer d’avis. La chanson est une critique de la gestion des sans-abris par le gouverment aux Etats-Unis. Le thème me paraît déjà bien prétentieux de la part de Bowie… l’anglais.
Sur cet « extended dance mix », la musique, je n’arrive même pas à la décrire, c’est du n’importe quoi… Tantôt le son augmente, tantôt on ajoute des boucles… Et puis de temps en temps quelques choeurs. C’est pourtant retravaillé par Shep Pettibone, qui n’est pas un novice, puisqu’il est l’auteur de nombreux remixes de la scène électro des années 80, tels Pet shop boys, Depeche Mode, Communards…
En face B, on retrouve l’ « extended dub mix », toujours par Pettibone. Le souci, c’est qu’on en peut déjà plus après la face A… et cette version n’apporte rien de plus, le rythme n’y est tout simplement pas, et les boucles vocales sont juste immondes.
« Julie » vient clore ce maxi, un titre forcément écoutable après tout ce gloubi-boulga sonore. Pas original pour un sou, mais de belles paroles sur la jalousie d’un homme envers l’amant de la dénommée Julie.
Like a mirror, Sunday morning
When the dark clouds hung above
I saw you kneeling ‘neath a garden
I saw the grim and stood above
What kind of meaning in a gun shot
It doesn’t matter what they say
I never felt I aimed at no one
And who’s gonna take the gun away
Julie
Pretend for me
That I’m someone in your life
Julie
I’m yours till the end
All the days and memories
A gauche, un beau pressage US, qui sonne inutilement bien :

Les maisons de disques aiment à prolonger les massacres… la preuve cette nouvelle version de « Day-in, day-out », sobrement intitulée « remix ». Ici, c’est Paul-Groucho-Smykle (remixer de Black Uhuru, Bob Marley, Grace Jones…) qui est appelé à la rescousse… et il n’y a décidément pas de miracle ! Quand le soufflé n’est pas préparé avec la bonne recette, eh bien, ça ne souffle pas !
La face B est identique au premier maxi.
On enchaîne sur « Never let me down », le titre qui a donné le nom à l’album, et sa version « extended dance remix ». C’est une chanson chantée dans les aigus par Bowie, qui contraste avec un rythme assez lourd, et une musique insipide. Bref, c’est selon moi, encore un raté, même si ça s’écoute.
En face B, » ’87 and cry », un titre pêchu, raconte le retour amer de Bowie en Angleterre. Suivent 2 autres versions de « Never let me down » : la version « dub », plutôt douce à l’oreille, débarassée de ses ajouts artificiels, va à l’essentiel; tandis que la version « acapella » minimise la musique au strict minimum.
A droite, le promo US :

D’autres versions sortent aux Etats-Unis, en plus de celles citées au-dessus : « 7 » remix edit », est une version écourtée de l’ « extended dance remix », ainsi qu’une version « instrumental » plutôt sympathique.
3ème single extrait de « Never let me down », c’est « Time will crawl », dans une version « extended dance mix ». Et c’est le producteur de l’album qui se charge ici en personne du remix. Il s’agit de David Richards, producteur et remixer entre autres d’Iggy, Queen, Chris Rea… C’est une honnête version longue, même si elle manque complètement de surprises et de folie.
En face B, on retrouve la version single, ainsi que le titre « Girls » en « extended edit » (si, si, ça existe !). C’est une chanson en demi-teinte, tantôt calme, tantôt rythmée, qui porte un regard mélancolique sur l’amour.
Girls
They come and they go
Like spirits
They vanish at dawn
My heart
Suspended in time
Like you
Vanish like tears in the rain

En Angleterre, « Time will crawl » sort en version « dance crew mix ». C’est Chris Lord Gale, remixer entre autres de Madonna et Kool & The Gang, qui se charge du boulot, et le résultat est pas mal du tout ! Le titre gagne en équilibre entre musique et paroles, avec des portions plus calmes qui permettent de mieux mettre en valeur celles plus rythmées, tandis que le saxo vient subtilement souligner ces instants de répit.
Sur la B side, 2 titres : « Time will crawl » en version dub, plutôt fidèle à l’originale, qui reste agréable à l’écoute, et à nouveau « Girls », mais cette fois-ci dans une « Japanese version », donc chantée… en japonais ! Une curiosité…
En 1988, 2 monstres sacrés se rencontrent le temps d’un concert : David Bowie et… Tina Turner ! Pour la reprise de leur titre commun, « Tonight », qu’ils interprètent avec justesse et harmonie.
En face B, 2 titres de Tina : le très bon « Let’s stay together », et « River deep, mountain high », tous les deux en live.

Sur la fin des années 80, c’est le projet Tin Machine qui remplace Bowie en solo. Quelques maxis vont sortir sous le nom du groupe, et on ne retrouvera Bowie qu’en 1990, pour une resortie de « Fame » qui fait partie de la BO du film « Pretty woman ». Cette chanson de 1975 se retrouve destructurée en versions « house mix », « hip hop mix » et « gass mix ». Comme je veux terminer sur une note positive, je ne dirais donc pas ce que je pense des 2 premisers remixes… La version « gass mix », du nom de son auteur, conserve le rythme funky, et c’est bien là le principal !
Cela clôt la longue liste des maxis de Bowie sur la période 70/80.
VI – Conclusion
Ca y est, cette présentation de la discographie de Bowie sur la période 70/80, est arrivée à son terme. Il y a bien sûr les 45 tours, très nombreux, dont je n’ai pas parlé, vu que je ne les collectionne pas, et certainement plein de pressages promos, ou bien des éditions non officielles qui pourraient encore enricihir la discographie très fournie de David. J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à resortir mes disques pour les chroniquer ici, et j’espère que cet intérêt a été partagé.
Pour celles et ceux qui voudraient approfondir leur connaissance de cette star hors normes, je vous présente les livres que je possède :
– Any day now de Kevin Cann, qui réalise un tour de force : relater au jour le jour la carrière de Bowie de 1947 à 1974. C’est très riche en documents et anecdotes. Une vraie bible !
– David Bowie super star : Une compilation de textes de différents auteurs, du coup c’est un poil brouillon. De belles photos, mais pas mises en corrélation avec le texte, c’est dommage.
– David Bowie de Jean-Paul Bourre : Un court bouquin qui relate la vie de Bowie jusqu’en 1984, la date de sortie du livre. Vaut surtout pour ses photos.
– Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur… David Bowie : un livre au format poche, avec un texte dense mais plaisant à lire, même si peu documenté.
Et enfin, le double DVD indispensable, qui reprend tous ses clips et quelques extraits de concerts : « Best of Bowie ». Les titres sont par ordre chronologique, ce qui permet d’apprécier l’évolution de l’artiste, depuis « Oh you pretty things » jusqu’à « Survive », sorti en 2002. J’imagine que depuis, il y a du y avoir d’autres DVD encore plus complets, mais celui-ci couvre déjà une belle période.

