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Hommage à Rachid Taha

Rachid Taha – Les albums

III – Les albums

Je clos cette série avec les 2 seuls album vinyl que je possède de Rachid Taha. Il faut savoir que plusieurs albums ne sont jamais sortis en vinyl, uniquement en cd. Et certains albums vinyls sont hors de prix. Je mettrai à jour cet article lorsque j’aurais plus de matière !

Tout d’abord, la réédition en 2020 de « Diwan », en vinyl couleur. C’est un excellent album, sans doute mon préféré.

Rachid Taha : « Diwan, c’est un drôle de mot, d’origine perse, devenu arabe, qui désigne l’assemblée, la réunion de sages, un peu comme le Sénat, mais qui a également donné naissance au mot « douane » dans le sens de frontières. Donc, c’est à la foi ce qui rassemble et ce qui sépare ! »

L’album est constitué de 11 titres plutôt longs, la plupart entre 6 et 7 minutes, qui permettent à la musique de s’installer et à chaque morceau de respirer. On y retrouve entre autres, le tube « Ya rayah ». Produit par Hillage, c’est un album de reprises de standards arabes, trés réussi.

Et celui posthume, nommé « Je suis africain ».

« Je suis africain », tel que se définissait Rachid Taha, est sorti en 2019, un an après sa mort en date du 11/09/2018. C’est ici la version couleur que je vous présente.

Avec son poster :

C’est un album en demi teinte pour moi, avec une voix fatiguée et une production correcte sans plus. L’ensemble reste quand même très plaisant à l’écoute. C’est en tout cas un retour aux sources, loin de la production de Steve Hillage, que j’affectionne. A propos de ce dernier, Rachid Taha disait, non sans malice : « Au final, c’est lui l’arabe, et moi le rosbif ». L’album est donc très concentré sur des instruments classiques et d’origine africaine, avec pas mal de choeurs.

IV Pour aller plus loin

Il existe un livre sur Rachid Taha, écrit conjointement avec Dominique Lacout, intitulé « Rock the casbah ».

Le début est très intéressant, car il retrace le parcours du alors jeune Rachid, lors de son arrivée en France. On trouve également des textes inédits écrits par Rachid.

Là où ça se gâte, c’est au milieu du bouquin : Dominique Lacout enregistre Taha, et du coup se trompe parfois dans la retranscription des mots. Certains passages se contredisent ou parfois ne sont pas assez explicatifs. Par exemple, Rachid qui a été DJ à une époque dit n’avoir jamais passé de reggae car c’était une idéologie sectaire. On peut lire également des listes de noms propres, à la Prévert, mais dont on comprend mal ce que ces personnes ont apporté ou pas à Rachid. Bref, ça devient assez rapidement foutraque.

Je le recommande néanmoins, car à ma connaissance, c’est le seul livre du vivant de Taha.

Et il est sorti le 24/04/2020, une nouvelle compilation de l’artiste, intitulée « Rock’n raï ». Une excellente occasion pour découvrir plus avant sa musique !

La tracklist :

Face A

  1. Abdel Kader
  2. Ya Rayah
  3. Tekitoi – Christian Olivier
  4. Bleu de Marseille – Carte De Sejour

Face B

  1. Douce France – Carte De Sejour
  2. Indie – Blaire Booth, Bruno Maman, Malik Suchitra, Nubiah Sister
  3. Barbès
  4. Écoute-moi camarade

Face C

  1. Voilà voilà
  2. Rock El Casbah
  3. Barra Barra
  4. Ida

Face D

  1. Bonjour – Gaëtan Roussel
  2. Habina
  3. Agatha

Pour terminer, je citerai 2 aphorismes de Rachid Taha :

« La nostalgie, c’est un retour; alors que la mélancolie, c’est un recours ».

« Il vaut mieux faire des fautes d’orthographe que des fautes de goût ».

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