Suite à la mort prématurée de Mark Hollis le 24 février 2019, et grand admirateur de ce qu’a fait son groupe Talk Talk, je vous présente ma collection. Elle est normalement complète, ce qui signifie pour moi, au moins un album, un single, un maxi de chaque titre sorti, voire 2 lorsqu’il y a eu plusieurs remixes. Je vous épargne les multiples éditions selon les pays, et ne vous présente que ce qui peut présenter un intérêt certain, comme une pochette différente. Il y a quelques années, j’en avais encore plus, mais faute de place, je m’en suis séparé de quelques-uns.
Talk Talk, c’est une évolution musicale hors du commun, passant d’albums pop et new-wave à de l’expérimental qui tend vers la fin de sa carrière au… silence ! Je vous invite d’ailleurs à découvrir le groupe O’rang, formé par le bassiste Paul Webb, et le batteur Lee Harris, groupe encore plus expérimental, mais sans Mark. Talk Talk, c’est également des pochettes magnifiques, quasiment toutes dessinées par James Marsh.
1ère partie : les albums
C’est en 1982 que sort le premier album de Talk Talk, intitulé « The party’s over ». C’est un album new-wave, parfaitement inscrit dans son époque. La rythmique y est excellente et la voix de Mark Hollis déjà parfaite. On retrouve des titres tels que le superbe « Mirror man » qui sera leur 1er single, mais aussi un morceau magnifique, « The party’s over ». Le disque est produit par Colin Thurston, également producteur d’autres groupes new-wave tels que Human League ou Kissing the pink, et qui a travaillé sur l’album « Heroes » de David Bowie !

La réédition de 2023, en vinyl blanc, pour le 40ème anniversaire de l’album :

Toujours en 2023, la réédition exclusive à l’Angleterre, en vinyl gris :

En 1984, 2ème album et reconnaissance internationale avec « It’s my life ». Toujours dans la veine du 1er, mais plus pop, et avec des arrangements plus recherchés. Les succès, le titre éponyme de l’album et « Such a shame », propulsent le groupe au-devant des médias, ce qui n’a jamais trop été la tasse de thé de Mark Hollis, d’un naturel réservé. En face B, l’un de mes titres préférés, encore meilleur en concert : « Tomorrow started », tout en délicatesse. Tim Friese Green rejoint le groupe aux synthés et à la production. Il ne le quittera plus, et restera l’homme de l’ombre, pourtant essentiel aux développements sonores du groupe.
Le poster numéroté, j’ai le #1995, inclus dans une édition hollandaise :

En 2020, l’album est réédité, en couleur pourpre.


En 1985, après seulement 2 albums, sort une 1ère compilation intitulée « It’s my mix ». Elle n’est pressée qu’en Italie et au Canada, et contient un inédit : la version longue de « Why is it so hard ? », titre paru exclusivement sur une BO d’un film. On y trouve ensuite les versions extended de tous leurs récents succès. J’aime beaucoup cet album. Il contient de plus un immense poster représentant les membres du groupe.
La BO de « First born », avec l’inédit, version single, « Why is it so hard ? ». Et dessus, figure aussi le succès du moment, « It’s my life ».


En 1986, sort mon album préféré : « The coulour of spring ». Si on excepte le titre « Happiness is easy », chanté avec un choeur d’enfants, qui selon moi fait tâche, le reste de l’album est vraiment excellent. Le morceau « Living in another world » qui donnera lieu à plusieurs remixes, est juste génial.
Extrait :
Better parted
I see people crying
Truth gets harder
There’s no sense in lying
Help me find a way from this maze
I can’t help myself
When I see tenderness before you left (Forget)
That even breaking up was never meant (Forget)
But only angels look before they tread (Forget)
Living in another world to you
Living in another world to you
Living in another world to you
A noter que tous les albums de Talk Talk contiennent les paroles des chansons. Il faut aussi retenir le titre « Life’s what you make it », qui fait partie de leurs plus belles compositions. C’est l’album de transition avec ce qui est à venir…
1988 voit la sortie de leur 4ème album « Spirit of Eden ». Mark Hollis vient de claquer définitivement la porte aux tubes, ainsi qu’à la scène, car le groupe ne tournera plus. C’est un album qui va désarçonner plus d’un fan, dont moi ! La musique se fait plus éthérée, la voix de Mark plus diaphane, tout cela dans un fragile équilibre… qui fonctionne ! L’album est très homogène, et les seulement 6 titres s’enchaînent parfaitement. Le disque de la maturité musicale.

C’est en 1990 que sort une 2ème compilation, cette fois-ci dans tous les pays, et qui contient la majorité de leurs singles. Elle s’intitule « Natural history ». Les titres sont rangés par ordre chronologique, ce qui permet d’apprécier l’évolution de Talk Talk, depuis le single « Today » de 1982 jusqu’à « Desire » de 1988. La pochette est un patchwork des 2ème, 3ème et 4ème album.
La carte postale promotionnelle de l’album :

En 1991, 2 vinyls de Talk Talk sortent quasi simultanément ! Mais que se passe-t-il ? Eh bien, le groupe a décidé de quitter Emi, leur maison de disques jusqu’à présent, pour allez chez Polydor. Et ce n’est pas du tout du goût d’Emi, qui va décider de sortir une nouvelle compilation de remixes en même temps que le nouvel album du groupe.
« History revisited » voit donc le jour, avec 8 remixes inédits créés spécialement pour ce disque. Et on va pas se voiler la face, moi qui suis fan de remixes, eh bien c’est plutôt la cata. On est très loin des versions dites « extended » typées 80’s. Avec le temps, j’ai appris à en apprécier quelques-unes telle que celle de « Living in another world » remixée par Julian Mendelsohn, mais lui c’est normal, car c’est un vieux de la vieille qui a remixé plein d’artistes des années 80 (Peter Gabriel, FGTH, Soft Cell, PSB, etc…). Pour la petite histoire : en 1992, Talk Talk gagne son procès contre Emi suite à la sortie de « History revisited » sans leur consentement : l’album ne sera plus jamais réédité.

Le test pressing de « History revisited » :

Et puis, l’ultime album ! Déjà, le dernier du groupe, intitulé « Laughing stock ». Tout comme « Spirit of Eden », on retrouve cet arbre aux oiseaux au centre d’une pochette blanche et seulement 6 titres. Il est dans la parfaite continuité, mais va encore plus loin dans le jusque boutisme, ne serait-ce que par ses 10 premières secondes de… silence ! Une pléthore de musiciens accompagne les membres du groupe, avec violons, violoncelle, harmonica, harmonium… mais ça ne s’entend pas forcément car il y a une économie de notes. Ceci donne une musique très organique renforcée par la voix ténue de Mark Hollis. Disque difficile à appréhender pour moi au départ, je dois reconnaître que je l’ai beaucoup écouté car faussement calme, et avec des arrangements plutôt perturbants qui donnent envie de le réécouter encore et encore pour s’en imprégner.
C’est en 2025 que paraît une nouvelle compilation sur 2 vinyls : « The very best of ». Enfin, pas si nouvelle que ça, car elle était déjà sortie en CD en 1997 ! On y retrouve la plupart des incontournables, mais malheureusement pas « Mirror man ».

La pochette ouvrante de « The very best of » :

On va remonter un peu le temps, car j’ai oublié de parler de 2 disques.
D’abord une autre compile sortie en 1986 : « Talk Talk mini LP » sortie exclusivement en Grèce et qui comporte des versions 12″ de 5 titres, dont « Living in another world » et « Life’s what you make it », qu’on ne trouvait pas sur la compile « It’s my mix ».

« Let the music speak » est un mini album promo, sorti aux USA, pour promouvoir l’album « Spirit of eden ». C’est le seul support qui propose les versions edit de The rainbow, Eden, Desire et I believe in you. La face B est identique à la face A.
