IV – Les maxis 45 tours :
« New life – re-mix » sort en 1981, boostée par quelques beats supplémentaires. Au verso, « Shout – rio-mix » accentue le rythme, et relègue en fond sonore la voix de Gahan. La pochette avec le bébé dessus sera reprise plus tard par le groupe Black Sabbath pour son album « Born again ». La photo originale date de 1968, issue d’un magazine anglais.
Dave Gahan : « Je me souviens d’une promenade en ville à Basildon, une nuit, et j’ai vu ces deux filles qui me suivaient. Je savais qu’elles m’avaient reconnu. Et elles ont commencé à chanter [cri aigu] ‘Je reste immobile en marchant dans une rue ombragée’. Et j’ai commencé à marcher un peu plus vite, j’ai relevé mon col comme ça ! Et puis… [gémit] ‘Et je regarde cet homme comme un étranger’. Et je me suis dit : ‘Oh non, c’est embarrassant ! Est-ce qu’elles comprennent ces paroles ?! Peut-être qu’elles le font et pas nous ! »
A gauche, le pressage anglais, et à droite, le pressage français :

Le vinyl couleur allemand :

Martin Gore et Andrew Fletcher décident d’abandonner leur boulot, le premier dans une banque, et le second dans une assurance, pour se consacrer entièrement à leur passion, la musique.
Le 1er gros succès, c’est « Just can’t get enough », une chanson simple au refrain entêtant. La version « schizo mix » est une belle réussite, avec la participation de Daniel Miller aux manettes. En face B, « Any second now (altered) », est un instrumental plaisant au tempo lent.
When I’m with you baby
I go out of my head
And I just can’t get enough
And I just can’t get enough
All the things you do to me
And everything you said
I just can’t get enough
I just can’t get enough
Dave Gahan : « J’avais peut-être 18 ans, presque 19 ans. Le mouvement punk venait juste de se terminer, mais il y avait encore quelques personnes qui traînaient dans les clubs de Londres, qui essayaient de jouer de la musique sur laquelle on pouvait danser un peu plus et qui n’était pas si violente, et « Just Can’t Get Enough » est devenu l’un d’entre eux. »
A gauche, le pressage anglais, et à droite le pressage français :

Le pressage couleur allemand :

« See you » composée par Martin, paraît en 1982. C’est une petite ballade pop attrayante. La face B pulse davantage en nous proposant le titre « Now, this is fun ».
Daniel Miller : « Martin avait apporté un PPG, l’un des premiers claviers numériques. Il s’appelait un synthétiseur à table d’ondes et était assez avancé pour l’époque, mais très peu fiable. Nous avons obtenu des sons dessus que nous n’aurions pas eu autrement — le son du chœur sur ‘See You’ vient de là. »
A gauche, le pressage anglais, à droite, le pressage français :

Le pressage couleur allemand :

On reste dans les chansons un peu mièvres de DM, avec « The meaning of love », qui se veut un questionnement sur ce qu’est l’amour. Au verso, on trouve « Oberkorn (it’s a small town) » au son profond et lent. Le titre énigmatique aurait été donné par Martin Gore car se trouvant dans la ville d’Oberkorn, au Luxembourg, il demande un oeuf au petit déjeuner, ce à quoi on lui aurait répondu « on n’a pas d’oeufs, Oberkorn est une trop petite ville ».
Daniel Miller : « Il y a une nouvelle chanson intitulée « The Meaning Of Love » qui, lorsque Martin l’a présentée, était très basique, alors nous avons travaillé une ligne de basse sur le Roland MC4, mais pendant qu’ils jouaient dessus, Martin a fait ce petit riff, donc nous avons juste édité un espace dans la mémoire du MC4 et l’avons inséré. Cela signifie que vous pouvez travailler sur la structure d’une chanson et l’obtenir exactement comme il faut sans avoir à l’enregistrer sur bande et vous n’avez pas à vous embêter avec le montage de la bande à une date ultérieure. »
A gauche, le pressage espagnol, et à droite, le pressage anglais :

« Leave in silence – longer » se veut plus mâture, avec des paroles et une musique plus travaillées. La face B propose « Leave in silence – quieter », très minimaliste, et « My secret garden », un instrumental pop dansant.
Martin à propos de « Leave in silence » : « Ce titre a marqué un virage pour nous ».
Le pressage couleur allemand de « The meaning of love » :

Le pressage couleur allemand de « Leave in silence » :

En 1983, le son de DM s’affirme grâce à la nouveauté du moment : « Get the balance right – Combination mix ». La version maxi est signée Alan Wilder, désormais nouveau membre du groupe en studio.
Alan Wilder : « J’ai littéralement analysé les pistes seconde après seconde à partir de la table de mixage avant de les découper. Je me rappelle avoir consacré des heures à réorganiser les morceaux des bandes avant des les réassembler ».
En face B, on a « The great outdoors », un instrumental guilleret plan-plan et « Tora ! Tora ! Tora ! » en version live.

1983, c’est aussi le début des multiples maxis pour une chanson. C’est ainsi qu’on retrouve « Get the balance right » en face A d’un pressage dit « limited », tandis que la face B nous offre une partie du concert donné à l’Hammersmith Odeon le 25 octobre 1982 avec 4 titres : « My secret garden », « See you », « Satellite » et « Tora ! Tora ! Tora ! ».
Les pressages couleur allemands :


La légende dit que le groupe au début de sa collaboration avec Daniel Miller, n’aurait pas signé de contrat, juste donné une poignée de mains. « Everything counts – in larger amounts » en est le témoignage. La B side nous offre un inédit : « Work hard – east end remix », un titre pêchu très métallique, inspiré par Einsturzende Neubauten.
Martin Gore : « On sortait, on écrasait des morceaux de métal avec des masses, on vidait le tiroir de la cuisine à la recherche d’ustensiles pour faire des percussions ».

« New life », « Boys say go ! », « Nothing to fear » et « The meaning of love », toutes les 4 en concert, viennent compléter la version limited de « Everything counts ».
Les pressages couleur allemands :


Le promo US :

« Love in itself – 3 » est une excellente version longue de plus de 7 minutes. En face B, « Fools – bigger » traîne un peu la patte, c’est musicalement assez pauvre, et la voix de Dave n’est pas convaincante. Le maxi se termine sur « Love in itself – 4 » qui nous désoriente : chanté sur accompagnement minimaliste d’un piano, dans le plus pur style bossa-nova.
Andrew Fletcher : « Nous avons eu beaucoup de problèmes avec le matériel sur ce morceau, essayer d’obtenir la douceur du son que nous voulions sans que tout soit flou était un véritable cauchemar. Mais c’est toujours un bon morceau en live. »

La version « limited » propose la fin du concert de l’Hammersmith, avec 4 titres : « Just can’t get enough », « A photograph of you », « Shout » et « Photographic ».
Les pressages couleur allemands :


Le 1er hit international arrive en cette année 1984 : « People are people », ici dans sa version « different mix ». Une bombe dans les charts de l’époque. Depeche Mode vient de franchir un nouveau cap.
Alan Wilder : « Un disque avec un gros son comme on n’en a encore jamais fait ».
Gareth Jones, le producteur : « L’acoustique, la puissance des basses et cette amplitude incroyable, voilà ce que permettent les Hansa Studios ».
En face B, « In your memory – slik mix » nous entraîne sans jamais nous lâcher grâce à son rythme soutenu et enivrant.

L’ère des multiples remixes commence. C’est Adrian Sherwood, patron du label On-U-Sound, remixer entre autres de Einsturzende Neubauten, Sinead O’Connor, et Simply Red, qui va décortiquer la chanson pour en faire une version bodybuildée entre dub et noise.
Les pressages couleur allemands :


Depeche Mode enfonce le clou du succès avec la sortie de « Master and servant – slavery whip mix ». Si le côté SM est admis, Martin Gore fréquentant ce milieu à cette époque, il s’agit surtout d’un pamphlet contre la domination sociale.
Martin Gore : « J’ai écrit « Master And Servant » vers 1985. À cette époque, je fréquentais pas mal de clubs SM et autres, et j’ai commencé à voir une corrélation entre ce qui s’y passait et la vie, la politique et tout ça. Et c’est là que cette idée, ce germe d’idée, a commencé. »
There’s a new game we like to play, you see
A game with added reality
You treat me like a dog, get me down on my knees
We call it Master and Servant
We call it Master and Servant
« (set me free) Remotivate me – release version » fait pâle figure au verso de ce maxi.

C’est une fois de plus Adrian Sherwood qui s’occupe du second remix, avec son titre à rallonge : « an On-USound science fiction dance hall classic », et ça déménage ! En face B, je suis plus circonspect sur « Are people people ? », destructurée et donc totalement méconnaissable.
Les pressages couleur allemands :


Aux Etats-Unis exclusivement, sort la « black and blue » version. Remixée par Joseph Watt, remixer entre autres de Bronski Beat, Erasure et Anne Clark, cette version pêchue est conforme à nos attentes d’un bon remix, sans en faire trop non plus.
Le pressage US :

En cette fin d’année 84, c’est au tour de « Blasphemous rumours » de paraître en single. Pas de version remix cette fois-ci, mais en face B, l’extrait d’un concert donné à l’Empire Theatre de Liverpool le 29 septembre, avec 4 titres : « Somebody », « Two minute warning », « Ice machine » et « Everything counts ».
« Blasphemous rumours » est une chanson controversée, car elle touche à la religion. Une jeune fille rate son suicide, mais finit par mourir, victime d’un accident de voiture. Et Martin de conclure : « Dieu a un drôle sens de l’humour ».
Le pressage anglais :

Les pressages couleur allemands :


C’est en 1985 que paraît « Shake the disease – remixed extended version », une ballade pop sur fond de musique doucereuse à tendance industrielle. Elle a pour particularité de n’apparaître sur aucun album.
Alan Wilder : « C’est l’une des compositions de Martin que je préfère ».
Personnellement, j’opte plutôt pour sa face B avec le titre « Flexible – remixed extended version », bien plus efficace, avec ses martèlements répétitifs.

La version limited comprend 4 titres : « Shake the disease – edit the shake », « Master and servant – live », « Flexible – pre-deportation mix » et « Something to do – metal mix ». Ces 2 derniers sont d’excellents remixes, avec un faible pour « Something to do », à l’indus enveloppant et soyeux.
Les pressages couleur allemands :


« It’s called a heart » est également un inédit, avec en face B l’excellent « Fly on the windscreen ». Si le premier maxi se contente de versions extended, le limited reprend non seulement ce dernier, mais ajoute 2 nouvelles versions : la « It’s called a heart – slow mix », judicieusement ralentie, et surtout la « Fly on the windscreen – death mix », plutôt percutante.

Le pressage couleur allemand :

L’intérieur de la pochette ouvrante hollandaise :

Exclusivement pour le marché US, « It’s called a heart – emotion remix » et « It’s called a heart – emotion dub » sont édités en maxi. On ne va pas se voiler la face : la version originale est déjà faible, et ces nouvelles versions ne sont en rien transcendantes.
Alan Wilder à propos de la sortie en single : « Je me souviens avoir été tout à fait contre, parce que c’était faire machine arrière, tant c’était mièvre et plat »
Le pressage US :

C’est au tour de « Stripped » d’être édité en maxi dans une très belle et lugubre version Highland mix. Il est accompagné de « But not tonight – extended remix », de l’étouffant et particulièrement réussi « Breathing in fumes » qui contient entre autres comme échantillons sonores les bruits de démarrage de la Porsche de Dave, du léger « Fly on the windscreen – quiet mix », et du glaçant « Black day ».
Andrew Fletcher : « L’idée de ‘Stripped’ est de s’éloigner de la technologie et de la civilisation pendant une journée et de revenir à l’essentiel à la campagne. Il s’agit de deux personnes qui se dévêtissent jusqu’à leurs émotions. »
A droite, le pressage US :

Aux Etats-Unis, c’est « But not tonight – extended mix » qui sort à la place de « Stripped » dans une version remixée par Robert Margouleff (un des premiers américains à utiliser le Moog, il est producteur pour Stevie Wonder, et arrangeur sonore pour nombre de films comme « Le seigneur des anneaux » ). Néanmoins, le résultat n’est pas des plus convaincants : ça fait le job, mais c’est pas le titre de l’année.
Alan Wilder : « Le marché des Etats-Unis est très différent de celui de l’Europe ou du reste du monde. Chaque fois qu’on leur livre un produit, ils nous disent vouloir autre chose ».
Retour au slow pour cette année 1986, avec la sortie de « A question of lust », chanté une fois n’est pas coutume par Martin, accompagné de l’instrumental « Christmas island – extended », le puissant « People are people – live », l’original « It doesn’t matter two – instrumental » et le minimaliste « A question of lust – minimal ».
Martin Gore : « Ce morceau a toujours été presque comme une vieille chanson pop classique des années 50 ou 60. C’est une très bonne chanson à interpréter en live et elle a une super mélodie. J’ai plaisanté avec les autres à ce sujet l’autre jour, en disant que je pensais que les Beatles m’avaient volé la mélodie… »

Outre une version différente de « A question of lust », remixée par Flood (U2, Soft Cell, Aha…), l’édition limited offre un concert de 3 titres enregistrés à Bâle le 30 novembre 1984 : « If you want », « Shame » et « Blasphemous rumours ». Le tout est accompagné d’un mini livret.
Le pressage couleur allemand :

Le livret inclus dans l’édition limited :


« A question of time – extended remix » devient le nouveau hit de DM. Titre qui file à 100 à l’heure, avec la voix de Dave aux intonations parfaites. La face B nous propose une nouvelle fois des titres en concert, cette fois-ci à Birmingham le 10 avril 1986, avec « Black celebration », « Something to do » et « Stripped ». Il est à noter que le clip est tourné par Anton Corbijn (U2, Echo & The bunnymen…), ce qui représente sa toute première collaboration avec le groupe, avant de devenir leur photographe et illustrateur attitré.
Martin Gore : « Ce n’est pas très audible. C’est un extrait d’un disque intitulé « She Wants to Mambo », un vieux disque de doo-wop. À la fin de chaque couplet, la femme qui chante gémit. Nous avons échantillonné ce gémissement et l’avons joué en augmentant de quelques notes, ce qui lui a donné l’air d’une fille qui gémit. Nous l’avons utilisé sur la section du refrain de « A Question of Time ». »
A gauche, le pressage français et à droite le pressage anglais :

La version limited offre pas moins de 4 remixes par Rico Conning, remixer entre autres de Sting, Laibach et Erasure. « A question of time – new town mix », « A question of time – live remix », « Black celebration – black tulip mix », « More than a party – live remix » sortent de l’ordinaire, tout en restant fidèles à leurs versions d’origine.
A droite, le promo UK :

Le pressage couleur allemand :

C’est en 1987 que sort « Strangelove », le premier extrait de l’album « Music for the masses », et décliné comme ses predecesseurs en de multiples remixes : « Strangelove – maxi mix » et « Strangelove – midi mix ». La face B propose un instrumental grégorien original, mixé à l’envers : « Fpmip » en lieu et place de « Pimpf » sur l’album.
Alan Wilder : « Strangelove était l’exact opposé d’une chanson comme « Stripped ». Difficile à assembler, car elle était composée de nombreuses petites parties, il était difficile de trouver un élément pour définir le morceau. Le single est sorti avant le mixage final de Music For The Masses et c’est à ce stade tardif que Daniel est venu au studio pour l’aider – un acte qui a démontré la relation de production toujours étroite qu’il entretenait avec le groupe. Il a contribué à une version 12″ (Blind mix) et au moment où le groupe était prêt à mixer Strangelove pour le LP, il a été décidé que la version album devrait incorporer des éléments de cette version. Ainsi, le résultat était un amalgame de l’original et du remix de Dan. »
A droite, le pressage canadien :

Le limited reprend « Strangelove – blind mix », réarrangé par Daniel Miller et Rico Conning, tandis que « Strangelove – pain mix » est revu par Phil Harding (notamment remixer de Kissing the pink, Dead or alive, Erasure…). « Agent orange », un autre très bon instrumental, clôt le disque.
A gauche, le promo US :

Pour le marché US, « Strangelove – hijack remix » et « Strangelove – remix edit » paraissent avec une couverture différente de l’Europe, remixés par Bomb the bass. En face B, les inédits « Nothing – zip hop mix » et « Nothing – dub » sont remixés par Justin Strauss (Duran Duran, Erasure, Camouflage, Marc Almond…).
A gauche le pressage US, et à droite l’édition promo UK du limited :

Le promo anglais a la particularité de proposer un inédit : « Strangelove – fresh ground mix ».
Les pressages couleur allemands :


C’est au tour du succès mondial « Never let me down again » de sortir. Décliné dans une grandiose version « split mix » de plus de 9 minutes, suivi de l’énervé « aggro mix », avec en face B « Pleasure little treasure – glitter mix ».
Dave Bascombe : « »Never Let Me Down Again » est le titre dont j’étais vraiment, vraiment satisfait. J’étais très impliqué dans les sons de batterie sur ce morceau. L’intro à la guitare, en fait, était un accident. C’était juste dû aux séquenceurs que nous utilisions à l’époque. Cette guitare avait été échantillonnée et elle fonctionnait en fonction du décompte. C’était le début du morceau, mais ce n’était pas censé l’être, et nous nous sommes tous dit : « Oh, c’est génial ! ». C’était donc un heureux accident. Et j’ai toujours aimé ce morceau, et j’étais vraiment satisfait de la façon dont il s’est terminé. »
We’re flying high
We’re watching the world pass us by
Never want to come down
Never want to put my feet back down on the ground

La version limited n’est pas en reste : elle supporte « Never let me down again – tsangarides mix » dans une version très proche de l’originale, « Pleasure, little treasure – join mix » désossé pour n’en garder que le squelette, et « To have and to hold – spanish taster », histoire de se mettre à l’heure espagnole.
Les pressages couleur allemands :


« Behind the wheel – remixed by Shep Pettibone » avec son alter-ego « Route 66 – remixed by the Beatmasters » est le nouveau succès du groupe. Le premier est connu pour ses remixes pour Madonna, Pet Shop Boys et Erasure, tandis que le second l’est pour avoir travaillé sur les morceaux de Marc Almond et Moby, entre autres.

« Behind the wheel – beatmasters mix » accouplé à « Route 66 – casualty mix » se retrouvent sur la version limited du maxi.
Aux Etats-Unis, c’est « Route 66 » qui est mis en avant, dans une version megamix, puis megadub, associé à « Behind the wheel ». Originellement, « Route 66 » a été écrit par Robert Troup en 1946, avant d’être repris par Nat King Cole et devenir un standard de la musique rock américaine. Autant dire qu’avec ce titre, DM cherche à percer sur le marché américain.
2 pressages US : à gauche celui du commerce, et à droite, le promo :

« Behind the wheel – dub » sort en exclusivité aux US et en promo.
Le promo UK :

Les pressages couleur allemands :


C’est en 1988 que paraît « Little 15 ». Pas de remix cette fois-ci, ce slow envoutant se suffisant à lui-même. La face B propose les instrumentaux « Stjarna » (qui signifie « étoile » en suédois), écrit et interprété par Martin, ainsi que « Moonlight sonata », composé par Beethoven en 1801, et joué au piano par Alan.
Martin Gore : « Pour moi, ça parle d’une femme au foyer d’âge moyen qui s’ennuie et qui essaie de trouver un nouveau souffle à travers un jeune garçon. Il n’est pas nécessaire que ce soit sexuel. Même si cette chanson en particulier parle d’un de nos camarades de classe qui a eu une liaison avec une femme d’âge moyen quand il avait 15 ans. »

Exclusivement pour la France, sort un promo de « Pleasure little treasure » dans 3 versions : « Live », « Join mix » et « Glitter mix ». La version en concert est extraite de l’album « 101 », soit le concert de Pasadena du 18 juin 1988. Il n’y aura pas de sortie commerciale.
Issus du live « 101 », Mute nous gratifie de 4 titres : « Everything counts », « Nothing », « Sacred » et « A question of lust ».
Alan Wilder : « Le soir où nous avons joué à Pasadena, j’étais encore plus nerveux que d’habitude, en partie à cause de la foule de 70 000 personnes, mais surtout parce que c’était filmé et enregistré, et je me demandais si tout allait bien se passer. Sur scène, j’ai eu une mauvaise réception, je ne m’entendais pas chanter. Et puis il s’est mis à pleuvoir un peu. Heureusement, ça n’a pas duré longtemps et ça n’a pas compromis notre matériel. »

Plus innovants, ce sont les remixes sur la version limited : « Everything counts » est remixé par Mark Saunders (Erasure, The Cure…) et Tim Simenon, en rajoutant pas mal de samples, entre autres de Kraftwerk. En face B, nous retrouvons « Nothing », remixé par Justin Strauss, et « Strangelove », remixé à nouveau par Mark Saunders et Tim Simenon.
Le 25 cms accompagné de 2 cartes postales et 1 sticker, n° 10764 :

Un très bon remix, c’est le « Everything counts – absolut mix » qui sort en 1989, sur 25 cms, en édition numérotée. Remixé par Alan Moulder (U2, Eurythmics…), qui en efface la plupart des paroles, pour n’en garder que le rythme pulsant et obsédant. Il est complété de sa version maxi de 1983 et de « Nothing – US 7″ mix ».
De la guitare mise en avant sur un single de DM ? Eh oui, tout arrive, avec l’absolument génial « Personal Jesus », un titre que je n’avais pas su apprécier à sa juste valeur à l’époque, et que j’ai redécouvert quelques années plus tard. La chanson évoque Elvis Presley, surnommé ainsi par sa femme Priscilla. Elle est reprise en 2002 par Johnny Cash.
Dave Gahan : « Avoir quelqu’un en qui on peut vraiment avoir confiance, à qui parler et auprès de qui on peut obtenir les bonnes réponses. C’est une chanson très optimiste. Ce qu’elle dit, c’est que si vous pouvez vous accrocher à quelque chose qui est bien plus grand que vous-même et y croire, alors vous avez la foi et elle est toujours là. Vraiment, je pense qu’il s’agit simplement de croire en soi. Les réponses sont à l’intérieur, si vous creusez assez profondément. »
Le premier maxi contient « Personal Jesus – holier than thou approach » remixé par François Kevorkian (Yazoo, U2, Kraftwerk entre autres…), ainsi que « Dangerous – sensual mix » et « Personal Jesus – acoustic ».

Quant à la version limited, elle inclut les versions « Personal Jesus – pump mix », « Personal Jesus – telephone stomp mix », et « Dangerous – hazchemix ». Tout est très bon, y compris « Dangerous ».
On a droit à une flopée de remixes pour la sortie de « Enjoy the silence », l’un des plus grands tubes de DM. Le titre de ce morceau est osé, car il n’incite pas à l’écoute !
« Enjoy the silence – hands and feet mix », « Enjoy the silence – ecstatic dub » et « Sibeling » forment le premier maxi. « Sibeling » est un hommage au compositeur finlandais Jean Sibelius (1865 – 1957).
Dave Gahan : « C’est assez drôle, quand Martin a sorti la première démo de « Silence », c’était en quelque sorte une demi-chanson. Juste un piano et quelques couplets très lents, comme une ballade. Et Alan [Wilder] et Flood, qui produisait l’album, ont eu l’idée d’y ajouter un rythme. Ils ont dit : « Sors du studio et reviens dans deux jours ». Quand nous sommes revenus, Flood a dit à Martin : « J’ai besoin que tu trouves une ligne de guitare », alors Martin a commencé à jouer ce riff, et c’était tout. Puis il a dit : « Dave, va chanter », et je l’ai fait. Nous l’avons littéralement enregistré en quelques jours. »

Pour la version limited on a droit à « Enjoy the silence – bass line », « Enjoy the silence – harmonium » joué comme son nom l’indique à l’harmonium et le résultat est poignant, « Enjoy the silence – ricki tik tik mix » et le très bel instrumental « Memphisto ».
Enfin, pour la version ultra limited, un ultime mix de « Enjoy the silence – the quad final mix » d’un peu plus de 15 minutes. La face B est gravée de l’image de la rose qui orne la pochette.

En 1990, le 3ème extrait de l’album au succès critique et public, « Violator », c’est « Policy of truth – beat box », « Policy of truth – capitol mix » et « Kaleid – when worlds mix ». C’est une fois de plus le français François Kevorkian qui est à l’oeuvre pour les différents mixes de ce titre phare. Chose incongrue, on peut entendre un sample d’un discours de Nixon sur le capitol mix : »I want to tell you my side of the case ».
Martin Gore : « « C’est l’une de mes chansons préférées de tous les temps que nous ayons jamais enregistrées. J’aime beaucoup les paroles et le concept même de devoir mentir pour sauver les apparences. C’est peut-être mieux de faire ça. J’aime vraiment tout le sujet de la chanson. »

Pour la version limited, ça sera « Policy of truth – trancentral mix » remixé par KLF (Pet Shop Boys…), « Kaleid – remix », « Policy of truth – pavlov’s dub ».
La pochette ouvrante de la version limited :

Andy Fletcher : « Je ne me souviens pas que ce morceau ait été marquant lorsque nous l’avons créé à l’époque. Mais d’une manière ou d’une autre, en studio, tout s’est parfaitement mis en place… Chaque fois qu’on me demande lequel de nos morceaux est mon préféré, je réponds toujours « World in My Eyes » ».
« World in my eyes – oil tank mix », « happiest girl – kiss-a-mix », « Sea of sin – sensoria » composent le premier maxi.

« World in my eyes – dub in my eyes », « World in my eyes – mode to joy » et « happiest girl – the pulsating orbital mix » constituent la version limited du second maxi. En Angleterre, il paraît enveloppé d’une superbe pochette bleue transparente.
Les Etats-Unis ont droit à 2 inédits : « World in my eyes – dub in my eyes mix », et « Happiest girl – jack mix ».
A gauche, le pressage US et à droite le pressage UK :

Premier extrait de « Songs of faith and devotion », en 1993, c’est l’excellent et tonitruant « I feel you », proposé en moultes versions : « I feel you – throb mix », « I feel you – seven inches mix », « I feel you – babylon mix ». « One caress » vient clore tout en douceur la face B. Ce n’est pas visible au premier coup d’oeil, mais la pochette présente les 4 membres sous forme abstraite, avec leurs dates de naissance respectives en bas à droite.
Alan Wilder : « Toutes les parties de batterie sont jouées. La plupart d’entre elles ont été échantillonnées puis séquencées sous forme de boucles de batterie. Cela ne veut pas dire qu’elles ne changent pas au fil de la chanson. Il y a une série de boucles, qui sont séquencées ensemble, en utilisant Steinberg Cubase, dans une structure différente de la façon dont elles ont été jouées à l’origine ».

L’édition limited en rajoute une couche : « I feel you – life’s too short mix », « I feel you – swamp mix », « I feel you – renegade soundwave afghan surgery mix » et « I feel you – helmet at the helm mix ». Ils sont remixés pêle-mêle par Mark Stent (X-mal deutschland, Erasure, The Christians…), Danny Briottet, membre de Renegade Soundwave (Grace Jones, Moby…), et Brian Eno (David Bowie, U2, Talking Heads…).
La pochette ouvrante du limited :

2ème single extrait de l’album : « Walking in my shoes » décliné en « Walking in my shoes – grungy gonads mix » et « Walking in my shoes – seven inch mix », tandis que la b side propose un inédit : « My joy – seven inch mix » et « My joy – slow slide mix ».
Alan Wilder : « Nous avons construit la chanson en utilisant une méthode inhabituelle pour nous, à savoir le jam. Martin jouait de la guitare, je jouais de la basse et nous avons fait fonctionner une boîte à rythmes – c’était juste pour avoir le feeling de base du morceau – et après de nombreux essais et erreurs, la ligne de basse du refrain et le motif de guitare se sont mis en place. À partir de ce moment, Flood et moi avons commencé à construire les différentes boucles de batterie, les arrangements de cordes, le riff principal (qui combinait un piano et un clavecin via un ampli de guitare distordu) et tous les autres éléments. En revanche, la ligne de basse pour les couplets était beaucoup plus problématique et n’a en fait été écrite qu’au tout dernier moment. »

L’édition limited nous gratifie de pas moins de 4 nouvelles versions : « Walking in my shoes – extended twelve inch mix », « Walking in my shoes – random carpet mix », « Walking in my shoes – anandamidic mix », et « Walking in my shoes – ambient whale mix ». William Orbit (OMD, Jimmy Somerville, Prince…), Spirit Feel et Mark Stent se partagent les remixes.
La pochette ouvrante du limited :

« Condemnation – paris mix » est le nouveau maxi de DM en cette fin d’année 1993. Il est accompagné de « Death’s door – jazz mix », « Rush – spiritual guidance mix », « Rush – amylnitrate mix (Instrumental) » et « Rush – wild planet mix (Vocal) ».
Alan Wilder : « Sur « Condemnation », nous avons soumis le piano à une sorte de pitch-shifter bancal. L’idée de ce morceau était de renforcer l’ambiance gospel que la chanson avait à l’origine sans tomber dans le pastiche, et d’essayer de créer l’effet d’être jouée dans une pièce, dans un espace. Nous avons donc commencé par demander aux quatre membres du groupe de faire une chose chacun dans le même espace. Fletcher frappait un flight case avec une perche, Flood et Dave applaudissaient, je jouais de la batterie et Martin jouait de l’orgue. Nous l’avons réécouté. C’était embryonnaire, mais cela nous a donné une idée de direction. »

4 titres en concert, au Forum à Milan, en 1993, pour la version dite limited : « Condemnation », « Personal jesus », « Enjoy the silence », « Halo ».
La pochette ouvrante du limited :

« In your room – zephyr mix », « In your room – apex mix », « In your room – the jeep rock mix », « Higher love – adrenaline mix », « In your room – extended zephyr mix » composent le quatrième et dernier single extrait de « Songs of faith and devotion ».
Mention particulière à « In your room – the jeep rock mix », remixé par Portishead, qui revisite complètement le titre jusqu’à ne plus le reconnaître.
Alan Wilder : « Cette chanson était assez difficile. Nous l’avons enregistrée de trois manières différentes. La première était exactement comme vous l’entendez dans le deuxième couplet, avec la batterie plus petite et la ligne de basse « groovy ». Mais la chanson entière avec ce rythme n’était pas assez forte ; elle n’allait nulle part. Nous avions la structure de la chanson assez tôt. Nous savions où nous voulions les couplets, les refrains et les huitièmes du milieu. Comme je l’ai fait avec « I Feel You », j’ai joué de la batterie avec le morceau dans un style particulier, puis je l’ai refait dans un style plus funky, et ainsi de suite. »

La version limited se contente de reprendre un concert donné à Liévin, en Suisse, avec 6 titres : « In your room », « Policy of truth », World in my eyes », « Fly on the windscreen », « Never let me down again » et « Death´s door ».
« I’m not the one
Whatever I’ve done
I’ve been staring down the Barrel of a Gun »
En 1997, on a droit à une avalanche de remixes de ce titre très noir, qui est le premier single de l’album « Ultra » : « Barrel of a gun – underworld hard mix », « Barrel of a gun -3 phase mix », « Barrel of a gun – one inch punch mix [V2] », « Barrel of a gun – underworld soft mix ».
A sa sortie, j’ai détesté la version d’Underworld, hyper répétitive, pour finalement l’apprécier maintenant.
Dave Gahan : « Mais ce disque [Ultra] est l’un de mes préférés, « Barrel of a Gun » en particulier, parce que je pense que Martin jouait aussi avec cette imagerie, en me pointant du doigt en quelque sorte. Quand j’interprète cette chanson aujourd’hui, elle décrit vraiment ce que je ressentais à ce moment-là : une créature qui existait à peine, mais qui, d’une manière ou d’une autre, pensait toujours avoir le dessus [rires]. Martin avait raison dans ses paroles. Je veux dire, je ne sais même pas si la chanson a été écrite à propos de moi, ou pour moi, ou pour me pousser à dire « Pour l’amour de Dieu, reprends-toi ! » Mais ça a marché. »

L’édition limited contient les remixes suivants : « Painkiller – plastikman mix », « Painkiller », « Barrel of a gun – one inch punch mix », « Barrel of a gun – united mix ».
La pochette ouvrante :

En Angleterre, la version promo contient un remix inédit : « Barrel of a gun – underworld hard instrumental » d’un peu plus de 9 minutes. Underworld est un groupe de pop synthétique formé en 1987 et toujours actif à ce jour. Il est connu notamment pour son hit « Born slippy » qui apparaît dans la bande son du film « Trainspotting » réalisé par Danny Boyle.
Les pressages promo UK :

« It’s no good – hardfloor mix », « It’s no good – speedy j mix », « It’s no good – motor bass mix », « It’s no good – andrea parker mix », « It’s no good – dom t mix » composent le nouveau maxi single du groupe.
A droite, le promo UK :

Pas de version limited cette fois-ci, mais un promo qui sort uniquement en Angleterre, avec 3 versions exclusives, remixées par Club 69 : « It’s no good – club 69 future mix », « It’s no good – club 69 future dub », ‘It’s no good – club 69 funk dub ». Celui qui se cache sous le nom de Club 69, c’est Peter Rauhofer, un DJ autrichien. Il a remixé nombre de groupes durant les années 90, tels que FGTH, Soft Cell, Yazoo ou encore Duran Duran. Il meurt le 7 mai 2013, à l’âge de 48 ans, d’un cancer du cerveau.
Le second promo UK :

Au mois de juillet 1997, paraît « Home », déclinée en 4 versions : « Home – jedi knights remix (drowning in time) », « Home – air around the golf remix », « Home – meant to be », « Home – grantby mix ». Les remixes sont signés entre autres par le groupe de musique électronique français Air, ainsi que par LFO, le groupe de Mark Bell, qui plus tard produira l’album « Exciter ».
A droite, le promo UK :

« Useless » est le 4ème et dernier single extrait de l’album « Ultra ». Le maxi nous offre 3 versions remixées pour l’occasion : « Useless – the kruder + dorfmeister session », « Useless – cj bolland funky sub mix » et « Useless – air 20 mix ».
A droite, le promo UK :

Pour satisfaire les fans et combler le vide entre 2 albums, et aussi supporter la compilation « the singles 86>98 », Depeche Mode enregistre 2 inédits : « Only when I lose myself » et l’instrumental pêchu « Headstar ». Un premier maxi sort, contenant « Only when I lose myself – subsonic legacy remix », « Only when I lose myself – dan the automator remix » et « Headstar – luke slater remix ».

L’édition limited nous offre des mets de choix, dont l’inédit « Surrender » : « Only when I lose myself – gus gus long play mix », « Painkiller – kill the pain mix », « Surrender – catalan fc out of reach mix ».
Les 2 promos UK :

Toujours en soutien à la compilation qui vient de sortir, il est édité pour le marché anglais un maxi promo qui contient 4 remixes : « Just can’t get enough – schizo mix », « Get the balance right – combination mix », « Master and servant – slavery whip mix », « Everything counts – in larger amounts ». C’est du réchauffé, mais on ne va pas bouder son plaisir.

En 2001, le nouveau single annonciateur de l’album « Exciter », c’est « Dream on ». Un seul maxi paraît dans le commerce, qui contient « Dream on – bushwacka tough guy mix », « Dream on – dave clarke remix », « Dream on – bushwacka blunt mix ».
Dave Gahan : « Mark Bell, qui a produit ce disque, est décédé il y a quelques années, il n’est plus avec nous, malheureusement. Mais il m’a appris des choses intéressantes sur l’utilisation de ma voix, car il avait travaillé avec Björk avant cela, et il a apporté beaucoup de choses qu’elle faisait avec sa voix en studio. J’ai appris à [chuchoter] chanter très doucement et très près du micro, à utiliser tous les bruits de ma voix pour pouvoir créer cette créature, cette chose, et « Dream On » était l’une de ces chansons où, du point de vue des paroles, je devenais un personnage, que je pouvais être sans toute cette misère. Je pouvais entrer dans ce monde et en sortir. »
A droite, l’un des promos UK :

Finis les morceaux inédits qui nous régalaient en face B, c’est désormais une avalanche de remixes du même titre. Ainsi, toutes les autres versions ne sont disponibles que sur des promos : « Dream on – bushwacka tough guy dub », « Dream on – octagon man mix », « Dream on – octagon man dub », « Dream on – dave clarke acoustic mix », « Dream on – kid 606 mix ».
Les promos UK :

En plus des versions précédentes, les Etats-Unis ont droit aux inédits suivants : « Dream on – pink noise club mix » et « Dream on – pink noise dub ».
Le pressage promo US sur double vinyls :

2ème single : « I feel loved », remixé en tout un tas de versions. « I feel loved – danny tenaglia’s labor of love edit » et « I feel loved – danny tenaglia’s labor of love dub » occupent respectivement la face A et B du maxi.

« I feel loved – umek mix », « I feel loved – thomas brinkmann remix », « I feel loved – chamber’s remix » composent la version limited.
Sur le premier promo anglais, on peut retrouver les inédits suivants de plus de 13 minutes chacun : « I feel loved – danny tenaglia’s labor of love mix » et « I feel loved – danny tenaglia’s labor of love instrumental ». Sur le second promo, se trouve aussi un autre inédit : « I feel loved – desert after hours dub ».
2 pressages promos UK :

Enfin, exclusivement pour la France, paraît un promo avec 2 remixes par des DJ français : « I feel loved – laurent f. remix » et « I feel loved – fafa superfunk monteco remix »
A gauche le 3ème pressage promo UK, et à droite le promo français :

C’est sur un mode printanier qu’une flopée de remixes pour le nouveau single voit le jour : « Freelove – console remix », « Freelove – schlammpeitziger little rocking suction pump version », « Freelove – bertrand burgalat version », « Freelove – dj muggs remix » et l’instrumental « Zenstation – atom’s stereonerd remix ».

Si le premier maxi promo se contente de reprendre l’édition du commerce, il n’en est rien du second, qui propose sur 2 disques, 4 nouvelles versions : « Freelove – deep dish freedom remix », « Freelove – josh wink vocal interpretation », « Freelove – deep dish freedom dub », « Freelove – powder productions remix ».
Les promos UK :

« Goodnight lovers » est un choix surprenant pour le dernier single extrait de l’album « Exciter ». En effet, c’est un slow, et pas vraiment un titre accrocheur. Toujours est-il qu’il sort en maxi, et en vinyl rouge.
Martin Gore : « Avec « Goodnight lovers », je voulais vraiment recréer une ambiance du Velvet Underground avec Nico, quelque chose comme « I’ll Be Your Mirror ». C’est très difficile de faire ça sans Nico, mais on a demandé à Dave de la chanter très doucement, presque en murmurant, et je pense que l’effet global des accords et la façon dont il l’a chantée le recréent presque, et j’étais assez content du résultat final. »
Les autres morceaux qui l’accompagnent sont plus intéressants : « When the body speaks – acoustic version » avec guitares et violoncelle, le très bon et très électronique, au rythme lourd et pesant « The dead of night – electronicat remix », et enfin tout en légereté et minimalisme, le « Goodnight lovers – isan falling leaf mix ».

En 2004, histoire de faire patienter les fans jusqu’au nouvel album, Mute décide de sortir une compilation de remixes intitulée « Remixes 81-04 ». Et afin de promouvoir celle-ci ,des nouvelles versions de leurs anciens succès sont produites.
Le premier maxi propose « Enjoy the silence – timo maas extended remix » et « Enjoy the silence – ewan pearson extended remix ». Tandis que le second maxi nous offre « Something to do – black strobe remix », « World in my eyes – cicada remix », « Photographic – rex the dog dubb mix ».

L’ultra limited contient les versions suivantes : « Halo – goldfrapp remix », « Clean – colder version », « Little 15 – ulrich schnauss remix ».
A droite et ci-dessous, les test pressings :


1er single extrait de « Playing the angel » : « Precious – sasha’s spooky mix » et « Precious – sasha’s gargantuan vocal mix »

Pour le limited, on a 4 remixes de plus : « Precious – misc. full vocal mix », « Precious – michael mayer balearic mix », « Precious – motor remix », « Precious – misc. crunch mix »
Les promos UK :

Nouveau single en cette année 2005 : « A pain that I’m used to – jacques lu cont remix » et « A pain that I’m used to – jacques lu cont dub ».

« A pain that I’m used to – bitstream threshold mix » et « A pain that I’m used to – bitstream spansule mix » figurent quant à eux sur la version limited.
Le poster inclus dans la version limited :

En 2006, le nouveau single s’intitule « Suffer well ». Le 1er maxi contient les versions suivantes : « Suffer well – tiga remix », « Suffer well – tiga dub », et « Suffer well – narcotic thrust vocal dub ». C’est le premier titre écrit par Dave qui sort en single.
Dave Gahan : « La chanson parle de ce que vous croyez être de la souffrance, c’est là que vous grandissez et apprenez à vous connaître vous-même ».

Pour la version limited, on a « Suffer well – metope remix », « Suffer well – metope vocal remix », « Suffer well – m83 remix », et « Better days – basteroid ‘dance is gone’ vocal mix ».
« The darkest star – holden remix » est une revisite techno du titre initial, tandis qu’en face B, « The darkest star – holden dub » enlève le chant pour en faire une plage musicale. Même s’ils se laissent écouter, les 2 résultats sont plutôt moyens.
Originalité : le single est numéroté comme s’il était la 3ème édition de « Suffer well ».

Toujours en 2006, paraît « John the revelator – dave is in the disco tiefschwarz remix » accouplé à « John the revelator – tiefschwarz dub » et « Lilian – chab dub ».
Martin Gore : « Cette chanson est inspirée d’un air traditionnel. Elle parle de la foi en Dieu, quoi qu’il arrive. Elle dénonce aussi la croyance en un Dieu qui punit et damne. Dans l’Apocalypse, Jean décrit ses visions de ces sept anges descendant, soufflant dans leurs sept trompettes et provoquant des fléaux, des épidémies et des inondations qui exterminent peu à peu une grande partie de l’humanité. Seuls les vrais croyants restent. Je ne crois pas à tout cela ».

Quant au limited, il propose « John the revelator – murk mode dub », « John the revelator – boosta club remix », « Lilian – chab vocal remix ».
Afin de promouvoir la compilation « best of volume one », Depeche sort un inédit : « Martyr ». Le maxi contient les versions suivantes : « Martyr – booka shade dub mix », « Martyr – dreher & s.m.art b.n. reload remix » ainsi que « Martyr – alex smoke gravel mix ».
I’ve been a martyr for love
And I will die in the flames
As I draw my last breath
As I’m closing on death
I will call out your name

L’édition limited comprend sur 2 disques des remixes inédits de classiques de DM, revus à la sauce techno : « Personal Jesus – boys noize rework », « Never let me down again – digitalism remix », « Everything counts – oliver huntemann & stephan bodzin dub », et « People are people – underground resistance remix ».
La pochette ouvrante de « Remixes » :

« Wrong », accompagné d’un des meilleurs clips de DM, sort en 2009. Le maxi nous offre pas moins de 4 versions différentes : « Wrong – single version », « Wrong – thin white duke remix », « Wrong – trentemoller club remix », « Wrong – caspa remix ».
Martin Gore : « Nous avons décidé de faire ‘Wrong’ parce que c’est assez différent de ce que nous avons fait par le passé. J’ai entendu la description ‘future retro sound’ qui m’a beaucoup plu. Beaucoup des nouvelles chansons ont un son pop-space des années 60. Je dis toujours que je suis un auteur-compositeur traditionnel, dans la façon dont j’utilise les mélodies, les accords et les paroles. Seule la partie instrumentale est une décision unanime de Depeche Mode. Mais pour moi, l’électro et les émotions fonctionnent ensemble, il n’y a pas de contradiction ».

Et quand le label ne sait pas quel single choisir pour la suite, il sort un double maxi avec une double face A qui contient « Fragile tension – stephan bodzin remix », « Fragile tension – kris menace’s love on laserdisc remix », « Hole to feed – popof vocal mix », « Hole to feed – paul woolford’s easyfun ethereal disco mix », « Perfect – roger sanchez club mix », « Perfect – ralphi rosario dub », « Peace – hervé’s ‘warehouse frequencies’ remix », « Peace – sander van doorn remix ».
Dave Gahan à propos de « Hole to feed » : « C’est l’une des chansons que j’ai écrites sur l’album, une chanson très cynique sur le fait de vouloir combler un vide béant mais de ne pas savoir avec quoi le combler. Parfois, l’idée d’avoir un trou à combler est le fruit de mon imagination alors que je vais bien ».
C’est sur disque violet que sortent en 2011 d’énièmes versions de Personal Jesus : « Personal Jesus – alex metric remix », « Personal Jesus – m.a.n. remix », « Personal Jesus – the stargate mix », « Personal Jesus – eric prydz remix », « Personal Jesus – sie medway-smith remix ».

Aux US, « Personal Jesus » en version promo est accompagné de 2 inédits : « The sun and the rainfall – black light odyssey’s further excerpts » et « The sinner in me – six toes remix ». Ces maxis sortent afin de promouvoir la compilation éditée sous forme de coffret « Remixes 2 1981-2011 », soit pour les 30 ans du groupe.

Nous voici en 2013, l’année de sortie de « Soothe my soul » avec « Soothe my Soul – steve angello vs jacques lu cont remix, « Soothe my soul – matador remix », « Soothe My Soul – destructo remix », « Soothe my soul – gregor tresher remix ».

La même année, on a droit à moult remixes de « Heaven » : « Heaven – blawan dub », « Heaven – owlle remix », « Heaven – steps to heaven voxdub », « Heaven – matthew dear vs. audion instrumental mix ».
Martin Gore : « »Heaven » a été écrit au piano. J’avais tous les accords et tout le reste au piano, ainsi que toute la mélodie vocale et les paroles avant même de m’approcher d’un ordinateur ».
3ème et dernier single extrait de « Delta Machine », c’est la montagne de remixes de « Should be higher », avec « Should be higher – truss remix », « Should be higher – mpia3 definition », « Should be higher – koen groenveveld massive remix », « Should be higher – pangaea dub remix », « Should be higher – uberzone remix », « Should be higher – djmrex remix ».
Dave Gahan : « J’étais dans un restaurant sympa, la veille de Noël, tout le monde buvait. Je me suis dit : « Pourquoi je ne peux pas juste prendre un verre de vin ? » Mais je ne le fais plus, parce qu’un seul verre ouvre une boîte de Pandore. Mon esprit pense immédiatement que je peux aller beaucoup plus haut. C’est de cela que parle « Should Be Higher » – cette phrase : « Les mensonges sont plus attrayants que la vérité ». Je m’en sers encore quand je chante et que je me produis sur scène, pour me sortir des ennuis. »

Depeche Mode a l’esprit contestataire. Ca peut surprendre après des années de chansons pop plutôt consensuelles. Toujours est-il qu’en 2017, le groupe sort « Where’s the revolution », décliné en une avalanche de versions, sur double vinyls : « Where’s the revolution – autolux remix », « Where’s the revolution – pearson sound remix », « Where’s the revolution – algiers click farm remix », « Where’s the revolution – simian mobile disco remix », « Where’s the revolution – pearson sound beatless remix », « Where’s the revolution – simian mobile disco dub », « Where’s the revolution – terence fixmer spatial mix », « Where’s the revolution – patrice bäumel remix », « Where’s the revolution – ewan pearson kompromat dub ».
Martin Gore : « »Where’s The Revolution » a été écrit en 2015. Je pense qu’à l’époque, on avait le sentiment que les choses allaient mal et que le monde n’était pas dans un bon état. C’était avant le Brexit, mais vous savez, il y avait d’horribles problèmes. La crise syrienne durait depuis des années… Je vis aux États-Unis, et à cette époque, des Noirs se faisaient tirer dessus chaque semaine par la police et il y avait des émeutes, vous savez – tout le Moyen-Orient est un vrai désastre. Je n’arrive pas à croire que l’Occident soit resté les bras croisés et ait regardé la Syrie empirer de plus en plus. C’est un problème très difficile à résoudre, surtout quand les Russes et le reste du monde sont sur des longueurs d’onde différentes, mais vous savez, sur le plan humanitaire, c’est juste… Je n’arrive pas à croire que les gens puissent rester les bras croisés et laisser cela se produire. »
Le second single est « Going backwards ». On trouve sur ce double maxi les versions suivantes : « Going backwards – chris liebing mix », « Going backwards – solomun club remix », « Going backwards – the belleville three deep bass dub », « Going backwards – chris liebing burn slow mix », « Going backwards – point point remix », « You move – latroit remix », « Poison heart – soulsavers re-work ».
Martin Gore : « Un album commence à prendre forme, pour moi, vraiment, quand on a environ quatre chansons ensemble, et qu’on s’est engagé sur un chemin cynique. Et je me suis dit : « Bon, eh bien, peut-être que je dois juste continuer avec ça. » Comme je l’ai dit, c’était certainement l’une des premières chansons que j’avais écrites, et je pense que c’était en fait l’une des premières chansons sur lesquelles nous avions commencé à travailler en studio. »

L’ultime single, c’est « Cover me » qui sort également sur double vinyls : « Cover me – ellen allien U.F.O. rmx », « Cover me – « I hate models cold lights remix », « Cover me – nicole moudaber remix », « So much love – kalli remix », « Cover me – erol alkan white light rework », « Cover me – texas gentlemen remix », « Cover me – warpaint steez remix », « Cover me – josh t. pearson choose hellth remix ».
Dave Gahan : « Je voulais que « Cover Me » soit très cinématographique, et j’avais cette idée que nous allions enfin détruire cette belle planète sur laquelle nous vivons. D’où les aurores boréales : ce n’est qu’une chose parmi des millions de belles choses… les océans, ce sont des choses que nous tenons pour acquises. Et les « aurores boréales » étaient juste une métaphore que je voulais utiliser, parce que j’ai déjà vécu l’expérience d’être là-bas pendant que cela se produisait, tout au nord de la Scandinavie. Oui [c’est une expérience assez émotionnelle], et c’est aussi en quelque sorte hors du monde, assez spirituel et émouvant, émouvant au point de faire pleurer, la beauté de quelque chose qui se passe dans notre univers. Et donc j’ai eu cette idée à ce moment-là, une petite idée lyrique, pas vraiment une mélodie. Mais de toute façon, j’y suis revenu, et c’est devenu cette chanson. »
