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Hommage à David Bowie

David Bowie : les albums studio post 90

VII – Addendum : Les albums studio post 90

En 1993, Bowie nous revient en pleine forme avec son nouvel album « Black tie, white noise ». Co-produit par Nile Rodgers, le disque nous propose un voyage entre house, jazz et expérimental, un peu déroutant, mais largement supérieur au projet Tin Machine. L’album a été conçu entre le mariage de David avec Iman (le titre d’ouverture est celui joué à cette occasion), et les manifestations raciales de Los Angeles, là où ils vivaient à l’époque; ce qui a eu une influence notable sur l’écriture. A noter également, la présence de Mick Ronson, l’ex guitariste attitré de Bowie.

De nouveau prolifique, Bowie enchaîne cette même année sur « Buddha of Suburbia », la BO d’une série télévisée qui raconte l’avènement d’un acteur. Peu de titres seront finalement retenus pour la série. David va dans cet album s’inspirer de beaucoup d’influences des années 70, aussi bien de ses propres oeuvres, que du son de Kraftwerk, Neu! ou encore Brian Eno.

Le disque, peu promu, va passer plutôt inaperçu, alors qu’il s’agit d’une très belle oeuvre, originale.

La réédition de 2021, en double vinyls :

En 1995, paraît mon album préféré : « 1 Outside ». C’est un disque concept, produit par Brian Eno, qui utilise la technique d’écriture oblique. Des textes sont écrits, puis découpés et mélangés. L’histoire qui nous est contée est celle d’un serial killer, poursuivi par le détective Nathan Adler, alias David Bowie. Il devait y avoir une suite, mais qui n’a malheureusement jamais vue le jour. La pochette est un auto-portrait peint par David.

La réédition de l’album en double vinyls qui a l’avantage de proposer l’intégralité des chansons, contrairement à la 1ère édition, en simple vinyl. A droite, le livret qui l’accompagne.

Quelques pages du livret :

C’est en 1997 que sort « Earthling », un double album, qui fait la part belle au drum and bass de l’époque. Alors, même si je ne suis pas fan de ce style musical, je dois dire qu’avec Bowie, ça marche bien, et ça contribue à son évolution personnelle. Le disque marque le début d’une longue collaboration avec la bassiste Gail Ann Dorsey.

A noter que la 4ème face est une sérigraphie laser.

L’intérieur de la pochette ouvrante :

L’année 1999 voit la sortie de « Hours… ». Originellement enregistré pour la BO du jeu vidéo « Nomad souls », l’album plutôt calme vise l’introspection, notamment religieuse. On perd en force, ce que l’on gagne en douceur, un Bowie retrouvé, débarassé des innovations musicales qui parfois prenaient un peu le dessus. L’utilisation d’instruments acoustiques apaise et met en valeur la voix de David, à l’image du titre « Seven ».

A droite, le livret contenu dans le disque :

La pochette ouvrante :

Extrait du livret :

En 2002, on reste au paradis avec la nouvelle production « Heathen ». Dans la veine pop / rock, il est produit par Tony Visconti que Bowie retrouve après plus de 20 ans ! C’est à nouveau un bon album, plus brut, moins pompeux, qui fait la part belle à la voix de David.

C’est en 2003 que sort « Reality », un album rock une fois de plus produit par Tony Visconti. Selon Bowie, la réalité est un concept abstrait, d’où une couverture sur laquelle il apparaît dessiné, alors qu’il est en photo sur le livret qui accompagne le disque. Le titre « The loneliest guy », chanté avec douceur, qui traite de la joie de vivre, est particulièrement prenant.

Quelques pages du livret :

Le PLV promotionnel :

En 2004, Bowie va avoir une crise cardiaque, ce qui va pas mal changer son rythme de sorties de nouveaux disques. Ceci explique que « Next day » ne paraisse qu’en 2013. C’est un album organique (guitare / basse / batterie), où l’électro a disparue, à tendance pop / rock avec quelques moments quasi blues. Ca en fait un disque moins moderne, et plus classique dans ses compositions, que je trouve un brin vieillot.

Le double vinyl, avec son cd !

La pochette ouvrante :

Ultime oeuvre de David, qui sort 2 jours avant son décès en 2016, c’est « Black star ». Un excellent album qui nous fait encore plus regretter sa disparition. J’ai émotionnellement encore du mal à écouter ce disque. Les textes parlent de vie et de mort, un chant du cygne annoncé.

Le disque avec son livret :

Extrait du livret :

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